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Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

PSA Aulnay, la fermeture jamais annoncée O commentaire

L’usine PSA d’Aulnay va fermer. L’information n’a pas vraiment surpris les salariés regroupés sur le parking du site, jeudi. Depuis un an, la nouvelle menaçait, était confirmée par petites touches et distillée, jusqu’à s’imposer sans que personne ne sache vraiment comment.

Une chose est certaine : le tempo a été parfait pour la direction de PSA Peugeot-Citroën. Difficile de s’opposer à une fermeture qui n’a jamais été annoncée. Quelques militants syndicaux ont beau promettre « la guerre », pour beaucoup de ceux qui était venus manifester jeudi sur le parking d’Aulnay, l’affaire est pliée.

Laisser faire la rumeur

Khalid était là, ce jeudi matin, lorsque le « brief » extraordinaire a été organisé pour l’annonce officielle. Le silence s’est fait dans la salle, personne n’a eu d’appétit lors du déjeuner. Pourtant, la seule chose que le jeune homme a fait remarquer à ses supérieurs, c’est leur « manque de tact » :

« L’annoncer à deux semaines des vacances… Des collègues ont emprunté pour pouvoir partir. Mais là, personne ne va passer de bonnes vacances. »

Mais la fermeture elle-même ? L’opérateur pense à l’immédiat d’abord. Pour le reste, « ça fait un an qu’on parle de fermeture entre nous ».

Un document confidentiel

Juin 2011. C’est à ce moment-là que la CGT a fait circuler un document interne confidentiel dans lequel la direction de PSA indique qu’elle envisage de fermer son site d’Aulnay-sous-Bois. Le document prévoit un calendrier précis : une diminution progressive de la production en 2012, suivie de l’annonce en 2013 d’un plan social, pour une fermeture programmée courant 2014.

La direction dément, répond que le document est « caduque ». Va-t-elle attendre l’élection présidentielle pour passer à l’acte ? Dès le lendemain de l’élection de François Hollande, le lundi 7 mai, une étude commandée par Eric Besson sur l’avenir de la filière automobile lève le doute : une fermeture est envisagée. Ce qui amène Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, à demander le 29 juin à PSA de « faire connaître ses intentions au plus vite ». Rien de plus.

Entre le document interne révélé par la CGT et l’étude réalisée pour le gouvernement, l’information est passée. Sans que la direction de PSA n’ait jamais eu à l’annoncer. 3 000 emplois sont en jeu, 10 000 si l’on ajoute les emplois indirects.

Lire la suite de l’article d’Elsa Fayner sur Rue89 Eco

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Publié dans : À l'usine | À la une | Actualité | Cellules de reclassement | Marché du travail

le 21/08/2012, par Elsa Fayner

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