Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Petit guide de la soumission à son patron 4 commentaires

Y a « Yahoo! » et « Yahoo! pour elles ». Déjà, j’avais trouvé ça louche. D’autant plus qu’aucune version « Yahoo! pour eux » n’a vu le jour. A croire que les femmes ont besoin d’une traduction. En rose tant qu’à faire.

« 10 choses que vous ne devriez jamais dire à votre boss »

Mais il y a mieux, sur « Yahoo! pour elles », entre les rubriques Bien être et Love&Sexe, se niche une entrée Vie active. S’y mélangent les actualités du jour (vue par des femmes si possible), des conseils pour la vie de couple, et quelques articles sur la vie en entreprise.

Aujourd’hui, « 10 choses que vous ne devriez jamais dire à votre boss ». En guise de leçon de choses, un petit guide de la soumission à son patron.

« Le rôle de votre patron est particulièrement difficile »

Le chapô à lui seul vaut le détour:

Dans la sphère professionnelle, tout le monde a un rôle à jouer. Celui de votre patron est particulièrement difficile : tout en nuances, il doit à la fois être celui qui tend le bâton et la carotte. Une règle d’or cependant, même s’il se montre amical gardez en tête que votre boss n’est pas votre ami !

La suite est à la hauteur. Il s’agit de ne surtout jamais prononcer certaines formules maléfiques:

  • « Moi si j’étais à votre place… »

En fait, chères lectrices, vous ne pouvez vous mettre à sa place parce que vous n’avez pas tous les éléments dont il dispose pour connaître l’entreprise et prendre les décisions. Donc, ses décisions sont toujours justes. De la même manière « Yahoo! pour elles » déconseille d’exprimer son avis d’un: « Cette idée est vraiment mauvaise ». « Car votre boss reste avant tout humain : il se vexe, il boude, il se venge. Ménagez-le ! », explique la journaliste. De même, évitez vraiment « Franck fait des achats sur internet pendant les heures de bureau », qui suggère que votre patron a du mal à se faire respecter. Ce n’est pas gentil.

  • « Je m’ennuie… »

C’est normal apparemment. Mais n’allez pas ennuyer votre cher employeur avec ça, d’autant moins que son « rôle principal » est de « rythmer la valse des tâches qui vous incombent, mieux vaut donc lui laisser la possibilité de décider des urgences », précise la journaliste.

Du coup, bannissez aussi: « Une autre fois, là, je n’ai pas le temps… » Vous, vous ne pouvez pas savoir. Lui, il sait. D’ailleurs, il n’y a jamais de conflits en entreprise concernant la surcharge de travail, qui causerait du stress, qui entraînerait des retards, des absences, des arrêts maladies.

  • « Je me demande ce que vous feriez sans moi… »

Malheureuses. « Il a probablement déjà sa petite idée sur le sujet, et la pile de 300 lettres de motivation sur son bureau est là pour le prouver », enchaîne Yahoo! rose. De quoi inciter à se faire respecter. De même, supprimerz « je ne sais pas » de votre langage. Vous devez tout savoir, quitte à dire une connerie.

Enfin, deux conseils sur dix portent sur la relation, forcément amoureuse, que vous entretenez avec votre employeur, qui est nécessairement un homme tout au long de l’article. Du coup, au cas où l’envie vous en prendrez, ne lui dites jamais « J’ai fait un rêve érotique à propos de vous! » et encore moins « Je vous aime! ».

C’est un peu comme avouer « Hihihi… J’ai menti sur mon CV! ». Ca peut coûter cher. Pas de parler en « hihihi » -un tic de langage qui surgit appremment quand deux chromosomes X s’assemblent-, mais de mentir, quand « 300 lettre de motivations », rappelez-vous, attendent sur le bureau de votre cher et tendre.

Bref, vous ne vous ennuyez pas mais c’est Votre patron qui décide quand vous devez travaillez, vous savez tout mais vous ne vous mettez jamais à Sa place. Et vous n’avez même pas le droit d’éprouver un petit plaisir masochiste à vous écrasez le nez aux pieds de votre cher employeur dans un « hihihi » de tragédienne. C’est mesquin.

Elsa Fayner

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Publié dans : Actualité

le 25/10/2011, par Elsa Fayner

4 commentaires

  • dandin dit :

    On écrit encore des âneries pareilles? La journaliste a-t-elle jamais mis les pieds dans une entreprise réelle? Elle doit travailler chez elle…

    On pourrait prendre ça pour du second voire troisième degré tellement c’est gros.

  • Astringues dit :

    CQFD, encore un +1 pour Elsa Fayner !

  • FmR dit :

    Bonjour les clichés ! Une raison de plus pour ne pas aller sur Yahoo…

  • Léa dit :

    Bonjour Elsa,
    Ca aurait été bien de mettre les liens vers les articles afin que l’on se rende mieux compte des quels tu parles… il y a de tout sur ce site, parfois des billets bien malgré tout, mais je suis mal placée pour les défendre.

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