Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Pas plus d’emplois avec le RSA, mais des temps plus partiels 1 commentaire

dreesAvant la généralisation du revenu de solidarité active (RSA), 34 départements ont expérimenté un dispositif préfigurant le RSA. Pour évaluer ces expérimentations engagées depuis juin 2007, plusieurs travaux ont été menés dans le cadre du comité d’évaluation des expérimentations.

Parmi eux, une enquête a été réalisée par la DREES en mai-juin 2008 auprès de bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) et de l’allocation de parent isolé (API): . La méthode retenue consiste à comparer la situation d’allocataires résidant dans des zones tests (où le RSA a été expérimenté) et des zones témoins présentant des caractéristiques proches.

Les premiers résultats mesurent l’impact de ces expérimentations sur l’accès ou le maintien en emploi de bénéficiaires du RMI, leurs connaissance et satisfaction à l’égard du dispositif. Globalement, à la date de l’enquête, le RSA ne semble pas avoir d’effet marqué sur l’accès ou le maintien en emploi des bénéficiaires. Les types d’emplois occupés sont similaires dans les deux types de zone. Toutefois, en termes de temps de travail, les emplois occupés ou recherchés sont plus souvent de faible durée en zones tests : ceci peut résulter du mode d’incitation du RSA, qui vise à rendre le travail plus attractif dès la première heure travaillée.

Les politiques d’accompagnement différent peu d’un type de zone à l’autre. En revanche, les départements semblent avoir mis en place une communication spécifique sur le RSA en zones tests, visant la population la plus directement concernée.

Lire l’Enquête sur les expérimentations du RSA : Premiers résultats, de V. Fabre et O. Sautory, Drees, Paris, Document de travail, série Études et Recherche, n° 87, avril, 16 p., (2009).

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Publié dans : 35h, retraites: temps de travail | Choix politiques | Contrats de travail | Entreprises

le 9/06/2009, par Elsa Fayner

1 commentaire

  • l'affreux jojo dit :

    Toujours la même rengaine: le chômage c’est la faute des chômeurs, les employeurs n’y sont pour rien. Ceux-ci peuvent faire ce qu’ils veulent, on n’a jamais d’exigence à leur égard. Naturellement, ils en abusent (je parle des grands groupes, des donneurs d’ordres). Pire, on augmente sans cesse les moyens de pression dont ils disposent pour contraindre les salariés à accepter tout ce que veulent les patrons. Mais voici le « meilleur »: demander le RSA puis le gérer après l’avoir obtenu, nécessite beaucoup
    de temps et d’énergie qui ne peuvent de ce fait être consacrés à la recherche d’emploi ou aux obligations professionnelles!

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