Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Notre quasi-rencontre avec la jeune cadre dynamique Carole Couvert O commentaire

Couverture Le livre noir des syndicatsPendant un an, Erwan Seznec et moi-même, la rédactrice de ce blogRozenn Le Saint, avons enquêté sur un monde syndical en pleine dérive.

Avant la parution du Livre noir des syndicats le 12 mai, nous racontons les coulisses des interviews de leurs patrons, visiblement inconscients du naufrage de leur institution.

Premier de notre série, l’entretien avec Carole Couvert, présidente de la CFE-CGC poussée vers la sortie.

Carole Couvert est une bonne élève du media training, mais aussi une femme pressée. Avenante au premier abord mais capable d’annuler le rendez-vous alors que vous êtes déjà en route pour la rue du Rocher dans le 8è arrondissement de Paris, siège de la CFE-CGC.

Carole Couvert ne révèle pas son salaire

Capable de pondre une réaction à une actualité en vous laissant un message répondeur de 3 minutes. Incapable en revanche de communiquer son salaire.

Son organisation peine à percer dans les TPE-PME, où travaille la moitié des salariés Français. Elle-même était une jeune cadre dynamique du mastodonte EDF pendant sept ans. Son organisation syndicale est celle qui y enregistre la plus forte avancée aux élections de novembre 2014.

Toutefois elle n’y serait pour rien a priori: elle n’est même pas soutenue par sa fédération d’origine, celle des Mines et de l’Énergie. C’est même cette dernière qui l’empêche de présenter sa candidature pour un deuxième mandat.

Barrage des « apparatchiks »

« L’envie est là mais je ne peux pas », résume la patronne des cols blancs, impuissante, ce 25 avril. François Hommeril devrait lui succéder en juin.

Elle aura en tout cas été la benjamine et seule femme secrétaire générale d’un des syndicats du « club des cinq » invités à la table des négociations avec le gouvernement.

Elle met en avant ses nombreuses visites en entreprise, « parfois plusieurs fois par semaine », précise-t-elle, pour se « vendre » comme proche du terrain à l’instar de Jean-Claude Mailly ou de n’importe quel politique. Et se différencier des « apparatchiks », qui auraient eu sa peau.

  • Journaliste indépendant, Erwan Seznec a passé huit ans à Que choisir. Il a notamment participé à l’Histoire secrète du patronat.
  • Journaliste spécialisée dans le domaine économique et social, Rozenn Le Saint collabore régulièrement à MarianneLiaisons sociales et Santé & Travail.

 

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Publié dans : Actualité

le 26/04/2016, par Rozenn Le Saint

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