Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

« L’office divin est un travail » 1 commentaire

Photo: François-Xavier Seren

Chaque lundi, le photographe François-Xavier Seren publie sur Et voilà le travail un portrait de travailleur, rencontré durant la semaine. Chaque témoin répond à trois questions sur son rapport au travail. François-Xavier Seren mène ce projet documentaire dans le cadre d’un livre, à paraître en 2011.

Frère René Gaillard, 89 ans, moine bénédictin à l’abbaye Notre Dame de Ganagobie (Alpes de Haute Provence ).

Que représente pour vous le travail ?

Jésus est venu nous dire que Dieu est Amour et qu’Aimer c’est donner sa vie pour les autres. Et, selon saint Paul, nous ne formons, avec les autres, qu’un seul corps, dont Jésus est la tête et dont nous sommes les membres. Sans nous en rendre compte vraiment, nous sommes liés les uns aux autres. Donc, je ne suis pas seul à profiter de mon travail, mais tous en profitent, de même que je profite du travail des autres. Le travail est une nécessité pour que nous puissions vivre.

Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd’hui ?

Je ne sais pas bien. Je n’ai pas choisi ce que je devais faire comme métier jusqu’au jour où je me suis dit :  » Je vais me faire prêtre pour parler de Dieu aux gens ». Et je l’ai été, après cinq ans de séminaire.

Une trentaine d’années plus tard, j’ai eu envie de devenir moine et je le suis devenu. Pourquoi ai-je fait ce choix ? Je ne sais pas bien. Simplement, je sais que je suis heureux dans ma vie monastique. J’espère de tout mon coeur qu’elle est conforme à la volonté de Dieu.

Combien de temps y consacrez-vous ?

Cela dépend de ce qu’on appelle travail. L’office divin me prend environ quatre heures par jour. Je crois que cela n’a rien de péjoratif de dire que c’est un travail: il y a don de soi, effort pour aller à Dieu. C’est même le travail le plus important qui puisse exister. Le tout est de le faire bien. Ce n’est pas évident.

Concernant les services à rendre pour la vie pratique du monastère, je ne peux plus faire grand chose à vrai dire – à part écrire des lettres. C’est un service très important. Ca me prend, mettons, une heure par jour.

Enfin j’ai un travail d’ordre juridico-administratif pour la communauté, qui doit me prendre deux heures par jour. Peut-être moins. Au total, faut-il parler d’une cinquantaine d’heures par semaine ? Je ne sais exactement.

Propos recueillis par François-Xavier Seren

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Publié dans : Témoignages

le 2/01/2011, par Elsa Fayner

1 commentaire

  • Gaëlle dit :

    Merci à François-Xavier pour ces beaux portraits et à toi Elsa de nous les faire découvrir ! Bonne continuation et bonne année à vous .

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