Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Les Infiltrés: travail précaire 23 commentaires

infiltres2Mercredi 28 janvier se termine la série tv des Infiltrés.

Suite à mon livre « Et pourtant, je me suis levée tôt… » (Panama, 2008), j’ai réalisé ce dernier épisode qui porte sur le travail précaire.

Pour filmer de l’intérieur les conditions de travail, de recrutement, voire de licenciement, je me suis faite embaucher dans une supérette hard-discount, comme caissière, dans un hypermarché pour la mise en rayon, et dans un centre d’appels comme télévendeuse.

Le docu passe mercredi à 22h15 sur France 2, suivi d’un débat.

Voir la bande-annonce et les infos sur le film.

Pour mieux comprendre le secteur de la grande distribution, quelques infos et conseils de lecture:

Sur le temps partiel

. « Temps partiels des femmes : entre « choix » et contraintes », de Jennifer Bué, Dares, Premières synthèses, n° 08.2, février 2002. 80% des salariés à temps partiel sont des femmes. 36% d’entre elles n’ont pas choisi de travailler à temps partiel, ni la répartition de leur temps de travail. C’est particulièrement le cas dans la grande distribution.

. Or, près de 40% des femmes travaillent à temps partiel dans le commerce, selon l’étude du Conseil économique et social « Les femmes face au travail à temps partiel ».

. Certaines enseignes tentent de favoriser le passage à temps complet choisi, en développant la polyactivité, pour cumuler deux temps partiels sur deux postes différents: lire par exemple « La grande distribution teste le temps complet choisi », article paru dans L’Expansion, en février 2008. D’autres enseignes testent ce genre de formules. A suivre.

Sur les conditions de travail

. Ergoditrib: enquête du Cisme (centre interservices de santé et de médecine du travail en entreprise) sur la santé des travailleurs de la grande distribution, et notamment sur les troubles musculo-squelletiques et les problèmes rachidiens qui les touchent, en fonction du magasin, du type de rayon et de la fonction exercée.

. « Journal d’un médecin du travail », Dorothée Ramaut, J’ai Lu, 2007. Sous pseudo, une médecin du travail raconte ses consultations dans un hypermarché.

. « Souffrir au travail: comprendre pour agir », Dominique Huez (médecin du travail depuis 30 ans), Éditions Privé, 2008.

. « Leclerc: enquête sur un système », de Frédéric Carluer-Lossouarn. Le journaliste met à jour l’organisation interne des magasins Leclerc. Il n’aborde pas la questions des conditions de travail, mais son livre permet de mieux comprendre comment, dans ce « mouvement » d’indépendants, les conditions de travail varient selon le bon vouloir du directeur. L’absence de « groupe » constitué exclut la possibilité pour les représentatns des salariés des différents magasins Leclerc de se réunir.

. « Au carrefour de l’exploitation », de Grégoire Philonenko, Desclée de Brouwer, 1997. Étudiant en sociologie, l’auteur a travaillé chez Carrefour, d’abord pour pouvoir poursuivre ses études puis pour en faire son métier. Après avoir été remercié, il prend du recul, et tente d’analyser les mécanismes qui font que les salariés de l’enseigne finissent par lui consacrer tout leur temps et leur santé.

. Lidl, le livre noir, de Andreas Hamann et Gudrun Giese, 2004 (en anglais). Les auteurs ont interviewé pendant deux ans des salariés de l’enseigne, et enquêté sur la structure de ce géant peu médiatique

. « La grande distribution vue de l’intérieur », de Stéphanie Condis, Vie & Cie, 2004.

Sur les heures supplémentaires non rémunérées

. « Carnet d’un inspecteur du travail », Gérard Filoche (inspecteur du travail depuis 1982), Ramsay poche, 2007. Parmi les rares sources d’infos sur les heures supplémentaires non payées.

. Sur les heures supplémentaires non déclarées, lire aussi « La durée annuelle collective du travail et les heures supplémentaires en 2003 », de Ulrich V., 2005, Dares, Premières informations et premières synthèses, avril, n° 15.3.

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23 commentaires

  • vasseur laurence dit :

    En esperant que ce reportage fera un peu bouger les choses…

  • Caroline dit :

    Bonjour Elsa,

    Je viens de voir votre reportage et j’ai vécu et vie encore les situations que vous nous avez présenté. J’ai travaillé pour différentes enseignes célèbres de parapharmacies et de parfumeries où après avoir fait le ménage (nettoyage du sol et de l’espace caisse), la mise en rayon (cartons souvent très lourds), il faut faire des grands sourires aux clientes.

    Je suis adjointe, mais comme il n’y a pas de responsable pour le moment, je fais son travail pour 1250€ net par mois. J’attends toujours la prime que l’on m’a promise depuis novembre.

    Sans compter les heures sup. non payées parce que les employeurs veulent faire des économies sur la main d’œuvre.

    Quand je parle de tout ça à mes proches, ils ont énormément de mal à me croire. J’espère qu’ils ont été nombreux ce soir à regarder le film pour se rendre compte que rien n’était exagéré et que c’est bien la dure réalité !

  • christel dit :

    trop fort meme le magasin ou je travaille a ete citer

  • dady01 dit :

    Bonjour,
    A force de cumuler des « boulots » à la con( vous m’ excuserez) je suis en train de claquer mon dos! Avec un bac +6 , je trouve rien d’ autre que du nettoyage dans les hôtels, du ménage, la caisse etc…
    En ce qui concerne le ménage dans les hôtels, c’ est encore plus de l’ esclavage de l’ exploitation. Par exemple , on te demandes de faire 15 minutes par chambres et pour faire un 1 heurs il te faut 4 à 5 chambres.Ainsi pour faire 3 heures il faut 12 à 13 chambres ce qui n’ est pas du tout évident à moins que d’ être un robot….. pour gagner 264 à la fin du mois.Dur vie de gens exploités… Ce qui justifie un travail bâclé et des hôtels dégueulasse……. et un main d’ œuvre volatile.

    Un grand merci!

  • quetglas dit :

    Il faut continuer à montré du doigt se genre de chose pour qu’enfin un jour sa change, pour une fois je dis merci aux médias et à Melle Elsa Fayner.

    Ancien employé d’Auchan j’ai vécu sa pendant 5 années ,il faut se mobilisé et ces tous ensembles que l’on pourra avancé.

    CDT

    JJQ

  • olejasz dit :

    bon soir.
    MERCI pour cette émission ,envoi que la condition ouvrière est tombé bien bas en france ,il est vrais d’entendre nos politique dire travailler plus pour gagner plus ,qu’ils aillent travailler dans ces commerce qui exploites la misère ,ont demande que nos patrons banquiers refuse leurs parachutes doré et nos politique quels sont leurs ,sacrifices ont t-ils refuser de réduire quoi que ce soit de leurs train de vie qu’ils montrent l’ exemples
    MERCI

  • bocquet david dit :

    ce qui m’a choquée dans le mini-reportage sur la précarité et les conditions de travail des salariées qui travaillent dans les supermarchés,et le salaire moyens d’une caissière 850 euros.Et ces heures supplémentaire non-payé,j’espère que monsieur Sarkozy,a vu ce documentaire et qu’il va faire bouger les choses,car la situation en général des français devient préoccupants,voir catastrophiques.C’est idnamissible.

  • Vergara dit :

    Bonjour,
    Merci Elsa pour ce super reportage. J’en suis sortie atterrée, une impression de voir la face cachée d’un monde qu’on croyait définitivement révolu. Le plus dur étant de savoir que ce sont surtout des femmes seules avec enfant qui subissent le système et n’osent pas en parler. Le manque de qualifications est peut-être une explication mais je suis sûre qu’il y a des gens qui vivent ça et qui ont pourtant fait des études. L’esclavagisme moderne, une honte absolue dans la France et l’Europe d’aujourd’hui. Incroyable d’entendre cette directrice des RH qui dit ‘vous posez trop de questions’.
    Un reportage sidérant qu’il faut rediffuser.

  • patricia dit :

    En regardant ce reportage, j’ai vue que d’autres personnes étaient dans le même cas que moi voir pire. Effectivement, là ou je travaille, les heures supplémentaires non payée est rarement récupérer sont de routine, et malheureusement beaucoup n’ose plus refuser de peur de subir des représailles et le harcellement morale c’est pas très gérable même pour ceux qui ont un fort caractère voir pire perdre son emploi car effectivement même si l’on ne gagne que le smic ben c’est toujours ça !

    Il y a même un forum ou il n’y a que des personnes qui travaille dans cette boite qui raconte ce qu’ils ont subit, c’est dire que c’est partout pareille.
    Bien évidemment l’inspection du travail est au courant mais bon rien ne ce passe.

    Je ne pense pas que ce reportage fera bouger les chose, puisque comme dit tout le monde est au courant, même les hauts responsable, et pourtant rien ne change. Ce reportage n’aura servie qu’a montrer que comme moi beaucoup de personnes cumuls les heures sans avoir la possibilité de pouvoir ne serait-ce que les récupérer puisque ce n’est pas la peine de compter sur le payement de ceux ci.
    L’idée de « travailler plus pour gagner plus » est intéressantes, mais encore faut ‘il la faire respecter.

    Cordialement…..

  • Géraldine Sivade dit :

    Bonjour Elsa,

    Je voulais vous féliciter pour votre reportage sur la précarité.
    J’ai moi-même écrit un livre qui traite du même sujet: « Travail mode d’emploi » paru en novembre 2007 , dont le journal « Le Monde » dans ses pages « Dossier Economie » en a parlé.
    Je pensais qu’éventuellement, en tant que journaliste, vous seriez intéressée.
    Très cordialement,
    Géraldine Sivade

  • salah dit :

    Bonjour,

    Je veux féliciter le travail d’nvestigation de Madame Elsa Fayner, cela est très bien de montrer ces dérives qui doivent être montrer et corriger immédiatement par des enquêtes avec le Ministère du Travail.
    Les Français en ont marre de vivre comme des moins que rien, Il n’est pourtant pas difficile de sanctionner ces méthodes et le gouvernement en a les moyens, mais manque de volonté.
    J’aime me rappeler lorsque mon père me disait, autrefois quand un patron ou un bouffon de chef éxagerait, il était tellement facile de partir et dans l’heure qui suivait de retrouver une emploi, J’aurai aimé je crois vivre cette époque…. ces fameuses 30 glorieuses.
    Tout ce que je peux vous dire c’est que la crise, nos gourvernents savaient parfaitement qu’elle allait arriver. Des amis de HongKong m’avaient informé en 2007 seulement en regardant les prix de l’immobilier lors de leur passage en France, ces prix n’étaient la réalité face aux biens qui étaient à vendre !!! Construisont une économie Mondiale basée sur l’échange et non pas toujours regardé le bénéfice que cela va engendré. C’est incroyable que la volonté du peuple qui est de vivre convenablement ne soiet pas entendu par nos élus alors que tout parti politique confondu s’octroit des avantages qui ne sont vraiment pas négligeables en termes de retraites, je pense à nos parlementaires, vue à l’émission d’ENvoyé Spécial.
    Il faudrait . Il faut que cela change, Je souhaite vraiment une grève général qui repenserai le model social basé sur l’équité et la solidarité. Suprimons déjas les paradis fiscaux et cela changera beaucoup les chose. C’est garanti tant pour les peuples pauvres que pour nous !!! A bon entendeur

  • Vanautryve dit :

    Si vous saviez a quel point j’attendais ce reportage!
    Des millions de gens se lèvent le matin et vivent cette précarité au profit de grand groupes qui s’enrichissent chaque jour un peu plus.Ces grands groupes ( qui n’existent que depuis 40 ou 50 ans ) ont au fil du temps obtenu un pouvoir immense dans notre pays.Je ne cesse,que dis je, je rêve chaque jour de pouvoir contrer ces employeurs malhonnêtes qui essaient de nous faire croire qu’en consommant plus,nous faisons des économies.Inutile de parler de ces cagnottes,de ces cartes de fidélité complètement bidons qui nous aveuglent d’une prétendue économie.
    Avant je bossai a l’usine et un jour je me suis décidé a passer un BTS en vente et management afin d’exercer un métier proche des gens.J’ai cru en certaines valeurs mais la réalité est tout autre.
    J’ai pu travailler pour la première enseigne de vente d’articles de sport et quelle surprise!Temps partiel qui commence a 5h semaine ce qui donne un salaire net d’environ 150 euro par mois.Évidemment la réponse de la direction est que bien entendu ce type de contrat convient pour certaines personnes.Ce n’est bien sur pas le discours des salariés présent dans l’entreprise.Autre enseigne,cette fois ci le leader des chemises et costumes en galerie commerciale.Vendeurs puis directeur adjoint cela m’as permis de voir tout ces contrats précaires,ces vendeurs rabaissé constamment et bien entendu les heures pas payés,parce qu’il faut bien finir le travail.
    Je passe outre une célèbre marque de vêtements en deux lettres ou évidemment on suit les autres enseignes notamment sur le temps partiel mais encore l’ambiance,les salaires,la disponibilité.
    Aujourd’hui je suis dégouté du commerce,les clients sont juste des numéros qui doivent rapporter le plus possible ( le fameux taux de transformation et l’indice de vente).Trop de pouvoir pour la grande distribution,et voila on se retrouve avec des gens complètement déshumanisé,qui ont perdu leur valeur et qui survivent chaque mois avec leur salaire de misère.

    Ah si je pouvais changer les choses,ah si j’en avais les moyens……..

  • Sophie dit :

    Merci Elsa pour votre reportage et c’est tellement vrai.
    Un BTS en pôche et 10 ans de galère. Interim et CDD.
    En formation on nous promet du travail intéressant et une bonne paie.
    Ah je rigole. regardons notre société, elle décline, nous rend triste.
    Pensée à tous

  • PASCAL-OBERSON dit :

    Bravo Elsa pour votre reportage, dommage que le ministre du travail n’ait pas participé au débat.
    Quand les pouvoirs publics se décideront-ils à bouger ? On se croirait aux plus belles heures de l’union soviétique. Continuez à secouer ce monde politico-journalistique qui se bouche les oreilles lorsque vous clamez ces affligeantes vérités.
    Faîtes savoir que le législateur, lorsqu’il à voté la loi sur le temps partiel (il me semble que De Robien en était l’initiateur) ne l’a fait que pour permettre à ceux qui le souhaitaient de travailler par exemple 12h le samedi et 12h le dimanche, en étant payés 39 heures pour 24 effectuées d’une part et d’autre part, permettre aux entreprises de mieux amortir certains investissements coûteux.
    Nous assistons là aux effets pervers d’une loi dans laquelle se sont engouffrés les groupes de distribution. Personne ne dit mot, sauf vous et quelques autres que je salut bien bas.
    En revanche, je n’ai pas de mots assez forts pour crier ce que je pense de monsieur Jérôme Bédier et des politiques qui font la sourde oreille et qui restent insensibles à vos reportages. Quel cynisme !

  • Harry dit :

    Je vais bientôt faire valoir mes droits à la retraite et depuis que je travaille,j’ai constaté une lente dégradation des conditions de travail et des salaires, accentués depuis une quinzaine d’années. Je voudrais malgré tout délivrer un message d’espoir car il n’y a rien d’irrémédiable à condition de se battre et de de pas se laisser faire. A la stratégie organisée de la grande distribution et des entreprises de services qui exploitent sans vergogne leurs salariés, il faut opposer déjà dans un premier temps l’application intégrale du code du travail et des conventions collectives. Ensuite créer partout ou c’est possible, des syndicats offensifs avec des représentants élus qui défendent véritablement les salariés. L’union et la cohésion de groupe est un facteur de succès. Aux mesures patronales iniques, il faut opposer l’inventivité revendicative et la créativité médiatique. C’est à ce prix que les patrons cèderont ce qu’ils accaparent indûment. La peur doit changer de camp.

  • Laurence vasseur dit :

    Bonsoir Elsa,je viens de voir que l’émission d’hier a été trés regardée ,j’en suis bien heureuse,félicitations…De mon coté,certains ont découvert mon emploi du temps ,mes enfants sont fiers de moi m’ont ils dit…Que demander de plus?A bientot j’espere.

  • Maryloo dit :

    Merci de mettre enfin en lumière les manquements au droit du travail qui sévissent malheureusement depuis des années dans de nombreuses entreprises…
    Dans ce contexte de crise je crains que la situation ne s’améliore. Et j’aimerais aussi, pour aller plus loin dans le débat, dénoncer le changement d’attitude des recruteurs depuis le durcissement du marché du travail.
    En recherche d’emploi depuis deux mois seulement, j’ai pu constater que le ton des dits recruteur est clairement plus irrespectueux…
    Je ne suis pas optimiste pour l’avenir… Restons vigilants.

  • rachel dit :

    Bonjour
    J’ai regardé hier soir la rediffusion de l’émission, sur les conseils de ma mère…
    Et chose étrange, j’ai cru voir un film de ma vie!
    J’ai été « manager de rayon » dans un supermarché qui appartient à une grande enseigne nationale et je peux vous dire que c’est encore pire dans la réalité! Moi, j’ai fini en dépression à 25 ans! Ils m’ont détruit physiquement et psychologiquement…
    Étant agent de maîtrise, j’étais payé 43, 25H mais mon contrat impliquait les obligations d’ouverture et fermeture du magasin… C’est à dire que je pouvais faire 6H/20H et recommencer le lendemain… Nous étions 2 à faire le roulement…
    C’est à dire 70/80H par semaine bien sûr pas payées… mais récupérables… on ne m’avait pas précisé en quelle année je pouvais récupérer…
    Si je réalisais des heures en plus c’est que je ne savais pas m’organiser!
    Des absences dans mon équipe : on a une équipe à son image!
    Etc, etc…
    Jé pourra
    Le dimanche? 10€ brut de prime…

  • rachel dit :

    Bref, je pourrais écrire un roman de tout ce qu’on m’a fait vivre!
    On m’ appris à « monter un dossier » sur des employées… Chose, que je me suis toujours refusée à faire; donc c’est ma tête qui a sauté!

    Alors bravo pour votre reportage, j’espère que ça va bouger et dans le bon sens! Seule bémol à votre reportage, vous montrez les employés mais les « petits chefs » comme on est appelé, nous sommes dans la même situation et en plus nous vivons la pression et les « révoltes » des employés…
    Certains le vivent peut être bien moi, pour ma part j’ai craqué… Peut-être parce que je voulais « protéger » mes employés

    Rachel

    Désolée de faire mon message sur 2 commentaires mais ça a coupé.

  • Bellamy philippe dit :

    Bravo Elsa, pour ce reportage qui exprime la réalité de notre systéme.
    Chef de Rayon, puis cadre de distribution je confirme cette situation du quotidien, et encore!! on est loin d’imaginer ce que l’on demande aux cadres..!! mais ne somme nous pas pris en otage de notre systéme ?

    Comment des invités de plateau peuvent s’etonner de la réalité du terrain de la grande distri ? quand CERTAIN directeurs pratique encore un management d’une autre age.
     » Remarque du genre, tu prend ton aprés midi  » a un cadre ou agent de maitrise qui a fait l’ouverture de 7h et qui part à 17h…!!

    Avis aux telespectateurs qui pense que, que l’on est en dehors de la réalité..

    Exemple de contournement du droit de travail,
    On as crée les postes de chef de secteur, lors de la mise en place du suivi pointage du temps de travail des agents de maitrise et pour quelle bonne raison ?
    Créer un nouveau concept ? innover ? passer d’une organisation de 10 Rayon vers une organisation 5 univers secteur ?  » soit disant plus rationnelle dans la démarche d’achat client, pour un regroupement des familles produits, éviter le cloisonnement  »

    Pas du tout ! le suivi du temps de travail, et les contraintes sont plus forte que le code du travail.
    Comment ouvrir et fermer les magasins, avec des chef de rayon ne pouvant effectuer plus de 38h30 dans la semaine et effectuer les amplitudes d’ouvertures/fermetures.!!
    En passant des agents de maitrise Cadre !! voila l’evolution des années 35h..

    En effet comment fermer un magasin, quand on commence le matin à 9h pour finir des journées de travail a 20h.
    Les cadres ayant juste un suivi annuel du nombre de jours travaillés, le volume d’heures d’une journée n’est jamais controlé!!

    Chercher l’erreur, et le ministére du travail laisse faire, car tous le monde connais ce qui ce passe dans les entreprises.
    Je pourrais vous en conter davantage…

    Bravo, pour votre pugnacité, et votre talent de journaliste, pas facile de rentrer dans la peau d’une caissiére, ou d’un vendeur..
    Mais vous avez le privilége de l’age, jeune et dynamique, vous êtes superbe bravo, continuez. Amicalement. Philippe

  • céline dit :

    bonjour, j’ai trouvais ce reportage trés bien car moi qui travaille dans un petit magasin alimentaire je connait et subis tous a fait sa et au jour le jour ces dur, on vous donne une change de travail enorme et rien ne va jamais, on vous pousse vers la sortir pour mettre une autre équipe, etc… j’espere vraiment que part ce reportage les choses change mais j’en doute fort, bravo pour ce reportage et merci

  • vasseur dit :

    Petit bilan rapide trois mois après la diffusion de l’émission….Mon témoignage n’a rien changé à ma vie….à notre vie (il y à mes enfants) de la jalousie chez certaines personnes des remarques qui ont pu me blesser,volontairement ou pas,je ne le sais pas.Si je suis passée à la télé c’est que je connais quelqu’un forcement,que j’ai du être bien payée,sinon à quoi bon se déplacer à Paris?Je suis vraiment une idiote si je n’ai pas profité de la situation je veux surement cacher quelque chose.Si j’avais fait la roue de la fortune j’aurai surement eu plus de considération(je plaisante)Très peu de personnes étaient au courant,peu ou pas d’amis ont regardé(trop tard,oublié…zappé) Par contre ,beaucoup de clients du bar sont « tombés dessus « et m’ont de ce fait reconnue.Les felicitations les encouragements ,sont venus d’eux, et avec le recul je m’aperçois qu’ils ont du etre les seuls à se rendre compte de ma vie au quotidien, et ce sans me parler de  » la mère courage » que je ne suis pas… Alors oui,c’est vrai,j’ai deux emplois,non je ne vole le travail à personne ,je travaille du lundi au samedi,mais de la semaine suivante,j’ai deux jours de repos par mois,j’ai trois enfants…. un peu plus de deux semaines de congé en juillet et une en février…de la fatigue qui s’accumule,pour ne pas dire de l’épuisement,des douleurs articulaires qui commencent à montrer le bout de leur nez,une tendinite qui m’accompagne bien ces temps -ci….Mais je bosse tout de même,j’ai même effectué un remplacement à la pharmacie durant une semaine ,pas pour gagner plus ,mais pour cumuler du temps et pouvoir avoir une matinée de récupération,grand luxe chez moi…. Comble de la bêtise,j’ai une bonne paie et pas le temps de dépenser mon argent,mon compte en banque doit être bien garni….Pourquoi aller se plaindre ?Je devrai profiter du système et au lieu de cela je le dénonce,chacun son style.Alors le matin je continue de me taire quand certaines collègues viennent travailler « à reculon » parce qu’elles sont crevées de bosser (à temps partiel)qu’elles estiment ne pas gagner assez,(aucune n’a regardé l’émission)et je serre le poing quand l’après midi les mots fleuris fusent plus vite que la lumière et que je suis prise pour une idiote inculte par certains…David Pujadas était persuadé que les offres d’emploi afflueraient ….heureusement que je n’attendais rien,ma déception aurait été trop grande.Malgré tout ,certaines personnes m’ont dit que je m’exprimais bien ,que je passais bien à la télé,que j’étais belle (ça c’est une question de gout!!!)et que je pouvais être fière de moi.Mes enfants m’ont trouvé formidable et c’est le plus important à mes yeux,personnellement je n’ai toujours pas eu le courage de visionner la vidéo…mais moi,je la connais l’histoire de mon quotidien…trop bien

  • Anonyme dit :

    J’ai vu votre reportage ou vous avez filmé les dessous de la distribution et des hard discounters.
    J’ai bossé chez lidl en tant que adjoint au chef mag, et j’ai ete licencié pour ecart de caisse et vol de document interne.
    Mon affaire passe aux prud hommes et la décision sera rendue incessamment sous peu. Je voudrais savoir si cela vous intéresserait de connaitre mon histoire, une fois le jugement rendu.

    Je souhaite tout dénoncer, mon licenciement, les pratiques de management pour terroriser l’équipe, les heures de folie, etc…

    Je trouve votre travail formidable, et j’aimerai y contribuer en témoignant et en disant tout haut ce que vivent les salaries de lidl. J’aimerai soit faire un témoignage écrit, soit vidéo si vous préparez un reportage.
    Au cas ou cela ne vous intéresserait pas actuellement, merci de m’indiquer si certaines de vos relations pourraient y voir un intérêt.

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