Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Les dérives du statut d’auto-entrepreneur O commentaire

ouestfrance Certains employeurs se séparent de salariés qu’ils continuent à faire travailler, une fois installés à leur compte. Cela leur coûte moins cher, mais c’est plus de précarité pour l’ex-salarié.

Un artisan qui recherche un plaquiste à 15 € de l’heure. Un bar du sud de la France qui en propose 13 à un serveur pour la saison. À une condition, qu’ils aient le statut d’auto-entrepreneur. Ces annonces fleurissent sur Internet, ainsi que les sites qui mettent en relation ceux qui proposent du boulot et ceux qui en cherchent. Avec un point commun, l’adoption de ce nouveau statut aux démarches simplifiées et au régime fiscal avantageux.

C’est sûr, le statut d’auto-entrepreneur fait un tabac. L’an dernier, la moitié des 580 000 créateurs d’entreprise français l’ont choisi, notamment de nouveaux chômeurs. Mais, derrière ce succès, se cachent des petits malins et une nouvelle précarité. Des employeurs se séparent de leur salarié, y compris en le licenciant, pour mieux le reprendre ensuite comme auto-entrepreneur, constate l’Urssaf d’Amiens.

Le chef d’entreprise ne paye plus de cotisations sociales et peut faire travailler son ex-salarié autant d’heures qu’il le souhaite et que ce dernier accepte. Installé à son compte, l’ancien salarié gagne souvent un peu plus qu’avant, mais perd toutes les garanties attachées au contrat de travail, notamment le droit aux allocations chômage et aux congés payés.
Et puis, l’employeur peut rompre à tout moment le contrat de prestation de services, privant ainsi l’auto-entrepreneur de tout revenu du jour au lendemain. Certains secteurs, comme le bâtiment, sont particulièrement exposés à cette dérive, souligne la Capeb (petites entreprises du bâtiment).

Lire l’article de Ouest-France

Voir aussi « Ces salariés forcés de devenir auto-entrepreneurs« , sur Eco.Rue89

Lire également sur ce blog le témoignage “Une augmentation nous a été proposée, à condition de passer auto-entrepreneur”.

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Publié dans : Contrats de travail

le 8/02/2010, par Elsa Fayner

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