Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Les cellules de reclassement: quel bilan? O commentaire

Créées dans les années 1980 par de grandes entreprises en direction de leurs salariés, elles se sont développées dans les années 1990 en raison du renforcement de l’obligation de reclassement à la charge de l’employeur dans les plans sociaux. Elles sont aujourd’hui considérées, même si elles ne constituent pas en tant que telles une obligation légale, comme un dispositif s’imposant dans la mise en œuvre du reclassement et sont présentes dans 85 % des plans de sauvegarde de l’emploi conclus en 2008.
Le recours fréquent à ce dispositif a suscité le développement d’un « marché du reclassement » et l’apparition de nombreux cabinets privés spécialisés, de dimension nationale pour certains, locale pour de multiples autres.
L’activité de reclassement est également marquée par la réforme du service public de l’emploi, notamment la possibilité de sous-traiter à des opérateurs privés une partie de ses missions en matière de placement, de reclassement et de reconversion.
Les cellules de reclassement, qu’elles soient financées en totalité par l’entreprise ou subventionnées par l’État, font l’objet de certaines critiques en particulier quant au nombre et à la qualité des reclassements opérés, ainsi qu’à leur coût. Les évaluations disponibles, bien que parcellaires, font état d’un bilan en demi teinte, que ne peut expliquer la seule dégradation du marché du travail.
Si les cellules constituent, pour les salariés concernés, un outil essentiel en termes d’accompagnement humain et psychologique, leur efficacité est souvent jugée peu satisfaisante sur le plan du retour à l’emploi, en particulier l’emploi durable.
Ce constat critique soulève plus globalement diverses interrogations portant sur le contenu de l’accompagnement, le coût du reclassement, la formation proposée et la qualité des emplois retrouvés, ainsi que sur les moyens alloués à ces cellules, très variables selon la taille des entreprises. Il conduit, au-delà, à des questionnements de fond liés à l’adaptation des cellules de reclassement à des publics et des bassins d’emploi hétérogènes. Il souligne, enfin, la nécessité d’une évaluation de leur fonctionnement et appelle une réflexion sur les modalités de contrôle de leur activité, sur leur pilotage et leur articulation avec l’ensemble des dispositifs de reclassement et de reconversion existants.
C’est la raison pour laquelle le Conseil économique, social et environnemental a souhaité se saisir de cette problématique afin d’appréhender l’apport de ces cellules au processus de reclassement des salariés vers un retour pérenne à l’emploi.
La présente étude vise, d’abord, à préciser le rôle des cellules de reclassement comme outil d’accompagnement des salariés licenciés pour motif économique ainsi que les limites de leur organisation actuelle.
Elle présente, ensuite, un certain nombre de leviers permettant d’améliorer l’efficacité de ces cellules au bénéfice des salariés, des entreprises et des territoires. Elle suggère, enfin, de promouvoir au-delà une approche plus globale du reclassement et de s’inscrire dans une logique de sécurisation des parcours professionnels. (extrait de l’introduction au rapport)

Lire LES CELLULES DE RECLASSEMENT, de RAMONET Marcelle, 25/1/2010. notice Document PDF (439ko)

Lire aussi, sur le sujet, Profession: remonteur de moral.

Be Sociable, Share!

Publié dans : Cellules de reclassement

le 30/01/2010, par Elsa Fayner

Poster un commentaire

Parité et conseils d’administration

Île-de-France : des inégalités de revenus centralisées

Ce site est hébergé par Art is code et propulsé par Wordpress.

Témoignez !

Votre travail vous interpelle, vous choque, vous l’avez vu évoluer et vous souhaitez le raconter, écrivez-moi, votre récit sera peut-être publié.