Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

L’entretien d’évaluation, ça m’aide ou ça m’enfonce? O commentaire

Certains salariés aiment bien les entretiens d’évaluation. C’est le cas de Vincent – le prénom a été changé – qui en avait marre de rester planté derrière son écran. Le jeune homme réalise des études pour les collectivités qui veulent se chauffer écolo. Lors de son entretien individuel, il a demandé une formation pour se « rapprocher du terrain ». Cette année, en septembre, il compte bien proposer lors de son entretien de sauter le pas et quitter définitivement son fauteuil :

« Je n’ai aucune perspective d’augmentation ici, mais je profite de l’entretien individuel pour demander à travailler sur de nouveaux projets, à être moins supervisé dans mon travail et à suivre des formations. »

D’autres n’aiment pas du tout ces entretiens d’évaluation. Pour Stéphane, qui travaille dans l’administration depuis dix ans, ces entretiens sont instrumentalisés pour « coller » à la volonté de la direction de limiter les avancements :

« Les supérieurs mettent des mauvaises appréciations dans le simple but de justifier l’absence d’avancement. »

Bien préparés, bien menés, ces entretiens annuels facilitent le dialogue et peuvent être utiles à tous. Mais s’ils sont dévoyés, ils deviennent facteurs de stress et d’ambiance pourrie.

Deux entretiens… tout mélangés

La loi ne les rend pas obligatoires, mais les encadre. Elle prévoit en réalité deux entretiens distincts :

  • le premier, l’entretien d’évaluation, doit permettre d’évaluer la performance du salarié en fonction d’objectifs – quantitatifs ou qualitatifs – fixés par la hiérarchie. Cela permet notamment de fixer les primes individuelles ;
  • depuis 2003, un autre rendez-vous, « l’entretien professionnel », est prévu, lui, pour discuter des perspectives des salariés qui ont au moins deux ans d’ancienneté, notamment en ce qui concerne leurs besoins en formation.

Dans la réalité, bien souvent, tout est mélangé. Le salarié et son supérieur direct se rencontrent une fois par an autour d’un questionnaire. Ils replongent leur nez dans les objectifs fixés l’an passé, en définissent de nouveaux, se demandent si le salarié sait décider, négocier, s’il est stable émotionnellement, autonome, disponible, ou encore s’il a de bonnes compétences techniques. En retour, le salarié fait part de ses envies d’évolution professionnelle, de rémunération, de formation. Et tout le monde est heureux. Ou pas.

Le stress d’un rendez-vous couperet

Dans les entreprises qui organisent ces petites causeries, les salariés sont plus nombreux à trouver que leur travail est reconnu à sa juste valeur que dans les sociétés qui ne le font pas. Enfin, légèrement plus nombreux : 3% de plus.

C’est ce que constate le Centre d’analyse stratégique, qui a mené en 2011 une étude sur le sujet. L’enquête a été commandée après les nombreuses critiques de représentants du personnel, mais également de certains psychologues et cliniciens. En cause : le stress engendré par les entretiens d’évaluation.

Lire la suite de l’article d’Elsa Fayner sur Rue89 Eco

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Publié dans : Actualité | Au bureau | Néo-management

le 30/09/2012, par Elsa Fayner

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