Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

L’entreprise pour s’épanouir? O commentaire

credocDébut 2009, le CTIP (Centre Technique des Institutions de Prévoyance) a confié au Crédoc la réalisation d’une étude auprès des jeunes salariés âgés de 18 à 25 ans sur la notion de solidarité. À cette occasion, le Crédoc a interrogé les jeunes salariés sur leur perception de la solidarité au sein de l’entreprise et, plus généralement, sur ce qu’ils attendent du travail en entreprise.

Outre un salaire, les jeunes déclarent que l’entreprise leur apporte avant tout de nouveaux savoirs et compétences mais aussi un épanouissement personnel. Six sur dix évoquent le premier item parmi les deux premières réponses et 45 % le deuxième. Un tiers déclare que l’entreprise apporte un lieu de contact avec les autres, 19 % une reconnaissance sociale et 16% l’appartenance à un groupe.

Les femmes citent plus souvent l’épanouissement personnel que les hommes (49 % contre 41 %), ainsi qu’un lieu de contact avec les autres (38 % contre 27 %).

Ces derniers citent, quant à eux, plus souvent les nouveaux savoirs et compétences (63 % contre 54 %), mais aussi la reconnaissance sociale (19 % contre 13 %).

Les apports de l’entreprise varient également selon la catégorie socioprofessionnelle : les ouvriers y voient moins souvent un épanouissement personnel (35 %) ou une reconnaissance sociale (13 %), mais plus souvent le lieu de nouveaux savoirs et compétences (64 %). Comme la catégorie socioprofessionnelle est liée au sexe, nous avons vérifié s’il y avait bien un effet lié à la catégorie socioprofessionnelle. Cet effet est vrai tant pour les hommes que pour les femmes.

77 % des personnes en mission d’intérim ou en alternance y voient de nouveaux savoirs et compétences.

Les plus jeunes citent également plus souvent de nouveaux savoirs et compétences (79 %) et moins souvent une reconnaissance sociale (10 %). Comme les plus jeunes sont plus souvent des hommes, ouvriers et en alternance, nous avons vérifié s’il y avait vraiment un effet lié à l’âge. La notion de nouveaux savoirs et compétences est plus souvent citée par les plus jeunes quels que soient la catégorie socioprofessionnelle ou le contrat et pour les hommes comme pour les femmes.

L’appartenance à un groupe est plus souvent citée dans les grandes entreprises (20 % dans les entreprises de 250 salariés et plus contre 9 % dans les moins de 10 salariés).

Lire l’étude du Crédoc.

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Publié dans : Entreprises | Insertion professionnelle | Intérim | Travail, souffrance ou d'émancipation?

le 2/06/2009, par Elsa Fayner

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