Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Le devoir de vigilance en attente deux ans après le Rana Plaza O commentaire

Happening du Collectif Ethique sur l’étiquette : Vente d'ouvrières #soldéesLe deuxième anniversaire funeste du drame des ouvriers du textile au Bangladesh sonne l’heure du bilan, insatisfaisant: la proposition de loi sur le devoir de vigilance n’est toujours pas programmé pour son vote au Sénat et les entreprises trainent les pieds à indemniser les victimes. 

Deux ans après le drame du Rana Plaza, l’avancée la plus nette a été le vote en première lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi sur le devoir de vigilance le 30 mars.

Elle a pourtant déjà été édulcorée par rapport au premier texte proposé par trois parlementaires, Danielle Auroi, députée écologiste du Puy-de-Dôme et présidente de la Commission des affaires européennes, Dominique Potier, député socialiste de Meurthe-et-Moselle, et Philippe Nogues, lui aussi député socialiste et président du groupe d’études sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE).

Lobbying du Medef

Nayla Ajaltouni, vice-présidente de L’éthique sur l’étiquette, regrette:

« Nous avons soutenu le projet de loi face à une opposition frontale du Medef et de l’Association française des entreprises privées (Afep), l’organe des grands groupes, qui ont écrasé la voix des entreprises en avance sur le sujet et qui parviennent à retarder l’examen de la loi au Sénat. »

C’est pourquoi son collectif, ainsi que des ONG comme Amnesty international et Sherpa, exigent dans un communiqué que le gouvernement annonce la date de l’examen au Sénat de la proposition de loi, « inquiètes du risque d’enlisement du texte ».

Tergiversations pour les indemnisations

Par ailleurs, deux ans après le drame au Bengladesh, il manque toujours 6 millions de dollars sur les 30 millions nécessaires pour indemniser les familles des 1134 morts et 1 500 blessés.

Après moult tergiversations, Benetton a été le dernier à annoncer, le 17 avril, qu’il allait abonder de 1,1 million de dollars le fond d’indemnisation des victimes, une somme jugée insuffisante par les ONG comme Clean clothes campaign (CCC), qui lui réclame 5 millions de dollars. Une dizaine de marques n’auraient toujours pas mis la main à la poche.

Faire plus pour les conditions de travail

Et au niveau des conditions de travail, « des efforts sont en cours pour améliorer la sécurité dans les usines, mais le gouvernement et les marques occidentales peuvent et doivent faire plus pour que les standards internationaux s’appliquent aux droits des travailleurs», estime l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans le rapport« Ceux qui relèvent la tête souffrent le plus », publié le 23 avril.

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Publié dans : Actualité

le 27/04/2015, par Rozenn Le Saint

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