Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

La peur du déclassement social O commentaire

france2Ce soir, sur France 2, en deuxième partie de soirée, sera diffusé Le sondage de la peur, dans la série « Dans le secret de… ».

Un film de Jacques Cotta et Pascal Martin.

Le point de départ de notre travail a été une enquête publiée en septembre 2008 par l’institut de veille sanitaire, affirmant que 5 à 7 % des français seraient déprimés. Il ne s’agirait pas d’un simple coup de blues, mais de tendances lourdes. Nous sommes donc allés trouver le professeur Rouillon, chef de service à l’hôpital psychiatrique Ste Anne qui a participé à cette enquête. Il nous a indiqué que les Français seraient dépressifs de plus en plus jeunes ayant peur de ne pas bénéficier des mêmes conditions d’élévation sociale que leurs parents.

Nous avons donc décidé de constituer un panel afin d’interroger nos compatriotes. Nous avons tenté d’éclairer leurs témoignages en nous appuyant sur ceux de spécialistes dont Dominique Levy, analystes à la TNS SOFRES.

Première question abordée, celle de l’ascenseur social : D’après Camille Peugny, jeune chercheur auteur d’une des seules études chiffrées, il serait en panne.
La conséquence est la naissance d’un profond sentiment de déclassement chez les Français.
Ce sentiment s’exprime avant tout dans le monde du travail.
Pour Christophe Dejours, psychanalyste spécialiste du monde du travail, les relations au sein de l’entreprise se seraient profondément dégradées. Les membres de notre panel témoignent de leur expérience.
Mais ce sentiment de déclassement ne s’exprimerait pas uniquement dans le monde du travail. Il concernerait également celui de l’université.

De profonds changements, et une certaine forme de contestation, apparaissent également dans le mode de consommation.

Un concept, un sentiment apparaît alors clairement : celui de la peur.

Les auteurs

Jacques Cotta
Né en 1952 à Nice, il passe un 3ème cycle de mathématiques portant sur la topologie algébrique. La sonnerie ponctuelle des établissements scolaires a raison de sa « vocation ».
En 1982, il fait ses premières armes de journaliste à Radio-France où il collabore pendant 2 ans avant d’opter pour la télévision.
A TF1, il participe à la réalisation d’enquêtes, de magazines et de reportages auprès de Michel Polac pour l’émission « Droit de réponse ».
En 1984, en qualité de free-lance, il s’engage dans la réalisation de magazines pour Antenne 2 et FR3 dont « Tu seras CRS mon fils », prix spécial du jury du festival de la Ciotat.
En 1987, il commence un travail commun avec Pascal Martin…

Pascal Martin
Né en 1952 dans la banlieue sud de Paris, il se forme à l’œnologie, puis se tourne vers le centre de formation des journalistes de Strasbourg après avoir constaté qu’il n’a ni le foie, ni l’estomac pour devenir représentant en vin et spiritueux.
En 1978, après avoir décroché sa licence, il fonde une société, l’A.D.I.R (Agence de Diffusion Internationale de Reportages) et parcourt le monde en vendant ses enquêtes : « Belfast et l’agonie de Bobby Sands », « L’Iran et l’arrivée au pouvoir des ayatollahs », « Le siège de Beyrouth », « Le trafic de squelettes à Calcutta ».
En 1984, il réalise un court métrage de fiction : « L’Intruse ».
En 1987, il commence un travail commun avec Jacques Cotta…

Cotta-Martin
En 1987, ils réalisent un reportage sur la reprise du casino Rhul pour « Le magazine » d’Antenne 2.
Le duo est né ! Leur spécialité : l’enquête sur le terrain.
Alain Wieder sollicite leur collaboration pour « Edition Spéciale » et Claude Serillon l’exclusivité de leurs enquêtes pour « Place Publique ».
Les responsables d’Antenne 2 leur demandent ensuite d’intégrer la chaîne pour participer à la création de la cellule « Enquêtes ». C’est dans ce cadre qu’ils réalisent pour « Envoyé Spécial » :
« Roumanie : révolution ou manipulation ? », Grand Prix des Télévisions Francophones, 1990 ;
« Front National : la nébuleuse », Sept d’Or du meilleur reportage, 1992 ;
« La secte du Mandarom », Grand Prix de la nuit des Yeux d’Or, 1994.
En 1995, ils se lancent dans la fiction et créent avec Didier Decoin et Prune Berge les personnages des « Pisteurs » qui reposent sur leur expérience de journalistes d’investigation.
En 1997, ils proposent un nouvelle collection de documentaires à Jean-Pierre Cottet et Nicolas Petitjean : « Dans le secret de… » (Présentation France 2).

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Publié dans : Culture

le 14/05/2009, par Elsa Fayner

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