Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Justice: la parole est aux éclopés O commentaire

M_le_Magazine_du_Monde_logo_2011Dans ce prétoire au nom barbare – le tribunal du contentieux de l’incapacité (TCI) –, on arrive souvent seul, les bras chargés de radios et de certificats médicaux. Comme Lamri Mehmana.

Le président d’audience l’invite à les confier au médecin expert. Le magistrat décline son nom, son âge, sa profession et la date de l’accident du travail. C’est tout, ou presque. « Vous allez maintenant vous faire examiner », explique Jacques Gien, le président d’audience, en désignant du menton la pièce voisine.

Des stéthoscopes au tribunal

Examiner ? Lamri Mehmana se lève, docile. Depuis son accident, il est coutumier des stéthoscopes… Mais, dans un tribunal, il ne s’y attendait pas. Il se retrouve en sous-vêtements, de l’autre côté de la cloison Algeco, dans un cabinet modèle réduit.

Il y a trois ans, alors qu’il travaillait à la construction de l’hôpital Ambroise-Paré de Marseille, ce monteur échafaudeur s’est fait passer à tabac par quatre ouvriers, qui lui ont brisé deux rotules et amoché les côtes.

Une compensation au handicap à excercer son métier

S’est ensuivie une opération des genoux, quatorze mois d’arrêt et des douleurs permanentes à la cage thoracique, surtout quand il fait froid. « Même quand je passe au rayon frais des supermarchés, ça me lance terriblement », témoigne le jeune homme.

Suite à l’agression, le médecin de la Sécurité sociale a examiné Lamri Mehmana et a fixé un taux d’incapacité permanente partielle (IPP) de 4 %, estimant que cela correspondait au handicap à exercer son métier…

La suite est à lire sur le site de M, le magazine du Monde

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Publié dans : À la une

le 18/08/2014, par Rozenn Le Saint

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