Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Journée de la femme: quelques études 1 commentaire

Selon une récente étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), parmi les personnes âgées de 39 à 49 ans, les femmes gagnent en moyenne 27 % de moins que leurs collègues masculins.

Cet écart de salaires horaires s’explique notamment par le parcours professionnel des femmes, moins linéaire que celui des hommes. En effet, 26 % des mères, tous âges confondus, déclarent êtres inactives, au chômage ou en congé parental. De plus, près de 9 % d’entre elles affirment réduire leur temps de travail. Néanmoins, même lorsqu’elles n’ont pas interrompu leur carrière professionnelle, les femmes restent pénalisées en matière de salaires vis-à-vis de leurs collègues masculins

A-t-on vraiment progressé sur le thème de l’égalité professionnelle dans les entreprises? Pour dépasser les seules notions d’égalité salariale et de parcours, une autre approche existe : celle qui permet d’établir un lien entre les conditions de travail et le genre. Nouveau et instructif pour tous les salariés.

Au début de la récession, le chômage des femmes s’est accru moins vite que le chômage des hommes. Plusieurs explications étaient possibles : un simple décalage dans le temps, qui serait comblé dans la durée. Ou bien l’effet d’une orientation sectorielle différenciée de l’emploi des hommes et des femmes, les premiers étant principalement occupés dans l’industrie, soumise aux licenciements les plus massifs, tandis que les secondes travaillent surtout dans les services, moins touchés par la crise. Ou bien encore un ajustement par le sous-emploi, en particulier le développement du temps partiel (voir : « Femmes au bord de la crise économique »).

  • Chômage des hommes, précarité des femmes

La France vient de repasser au-dessus de la barre des 10 % de chômeurs. Un tiers de plus en mins de deux ans. Et encore, ce chiffre ne prend pas en compte le développement la précarité, qui touche en premier lieu les femmes. En révélant que le taux de chômage en France (DOM inclus) avait atteint le chiffre symbolique des 10 % au 4è trimestre 2009, l’enquête emploi de l’Insee confirme la gravité de la situation sociale. Au 1er trimestre 2008, avant que la crise fasse sentir ses premiers effets, il était à 7,5 % : en 21 mois, la progression est donc d’un tiers. Voilà qui tranche singulièrement avec les communiqués officiels, qui tendaient au contraire à minimiser l’impact de la crise, affirmant que la France était moins touchée que d’autres et que la situation commençait à s’améliorer.

Lire la suite sur le site d’Alternatives économiques

On se préoccupe de plus en plus de la « féminisation » des mauvais emplois dans les pays en développement. Les analyses récentes montrent qu’il y a un pourcentage croissant de femmes qui ont des emplois caractérisés par de mauvaises conditions de travail et un faible salaire. Quelle est la cause de ce phénomène ? Ce document traite ce sujet en étudiant le rôle des institutions sociales, c’est-à-dire des traditions, des normes sociales et des lois informelles, dans la détermination des résultats qu’obtiennent les femmes sur le marché du travail. En appliquant le nouvel indicateur de l’OCDE en usage SIGI (social institutions and gender index) à 44 pays en développement, nous trouvons que les institutions sociales influencent dans une large mesure les genres d’activité et la qualité des emplois pour les femmes. Nos résultats suggèrent qu’il est crucial de traiter le problème de la discrimination sociale envers les femmes pour améliorer leurs chances d’accès à un bon emploi dans les pays en développement.

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Publié dans : Égalité professionnelle | Salaires

le 8/03/2011, par Elsa Fayner

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