Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Jeu-concours: vos plus belles phrases absurdes au bureau 25 commentaires

A l’issue d’une réunion de travail, un enseignant a pris sa plume pour me faire part de son agacement doublé d’un fou rire quand il a entendu:

« Dans le cadre d’une convention civis prévue par l’ASE (prononcer la zeuh), l’élève Martin peut faire un Mop ou un Pop ou entrer en plateforme de Mob ».

Et vous, dans votre secteur, vous en avez de beaux acronymes, ou encore des expressions toutes faites qui ne veulent plus rien dire?

Envoyez-les moi, on va faire un concours.

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Publié dans : Actualité

le 17/04/2011, par Elsa Fayner

25 commentaires

  • Pierre dit :

    Les acronymes ou l’art de se protéger de toute réalité dérangeante

  • Pierre dit :

    Quand je bossais dans la téléphonie, il fallait faire en sorte que les CC proposent des Mig ou des RM pour assurer leur taux de rét ! :)

  • Yvette dit :

    Dans la banque. « Le BCG a implementé un nouveau GPR (Global people review) à titre de test pour le Retail Core Business ».

  • Cerise dit :

    Les RH, euh les Human Ressources ne sont pas à la traîne non plus. On peut dire chez nous que la RH a comptabilisé les besoins en ETP des AJG. Résultat: les besoins de recrutement sont de 5, dont 3 GHP (ou HiPo). Mais il y a suffisamment de LHP.
    Les GHP, ou HiPo, sont des Global High Potentials, tandis que les LHP sont des Local High Potentials, bref des gens doués à faire évoluer dans le boîte.

  • Cerise dit :

    sans oublier le Comex

  • Nasgektw dit :

    En informatique…
    Dans un projet informatique, il faut penser faire les TDS et les FDS avant de passer à la DEV et ensuite valider tout ça avec des TU, des TI puis une BA en VALID (Si on dit environnement de validation, personne ne comprends) afin qu’ils passent les UAT. Vient ensuite la MEP.

    —————————————

    Et ça c’est rien par rapport à une conversation d’un de mes collègue où il parlait de MOD, de COB, de VOB et certainement de ZOB… Un bon fou rire remarquez… (Note : je n’ai toujours pas compris ladite conversation).

  • Elsa Fayner dit :

    Il n’y a pas de raison, ça existe dans la presse aussi, dans un genre moins acronymique mais tout aussi sybilin:
    « T’as du biscuit pour le sujet France? Un bon client? Je crains que ce soit trop anxyiogène, et pas assez concernant. J’attends le feedback du red chef à la conf de rédac, et les SR modifieront au besoin le chapo sur le BAT. »

  • en vrac, quelques perles
    « le client a fait son feed back, faut upgrader la compo en remplaçant quelques visual keys »

    « tu termineras les fine tuning que je t’ai forwardé avant de partir »

    « OK, je prends ton point. »

    « Il faudrait circulariser le document »

    « Il faut gèrer le versionning du template pour la rédaction du process organisationnel ».

  • gaston dit :

    « – Madame, madame, je peux faire une impression couleur???!!
    – Vous la voulez en noir et blanc? »

  • Stéphane VINCENT dit :

    Et après, on s’étonne que les salariés n’arrivent plus à parler collectivement de leur travail. Les nouveaux outils imposent leur logique et leur vocabulaire aux « opérateurs ». Il faut faire vite et bien donc, donc on parle vite et mal du travail. Ca fait aussi un peu penser au langage codé militaire. L’armée du travail reçoit ses ordres, pendant que l’armée de réserve attend dehors.
    Ce langage codé réduit ainsi le travail à sa plus simple expression : je prescris, tu fais. Soit un schéma complètement déconnecté du réel de l’activité, comme l’atteste déjà le caractère abscons du vocabulaire.
    C’est enfin une façon d’isoler chaque métier et chaque travailleur dans un dialecte, comme si l’entreprise devenait une secte ésotérique avec sa propre bible. L’expérience de chacun n’est plus exportable aussi facilement à l’extérieur, sans traducteur. Moyen utile pour éviter que certaines réalités partagées sur les lieux de travail soient discutées collectivement par les salariés de façon plus immédiate.
    Donc je n’ai pas d’exemple en tête, mais le milieu de la recherche en santé au travail jargonne aussi beaucoup…

  • berenice dit :

    Maison de retraite, pardon EHPAD, à la relève :
    « Mme X : OGE irrités, à surveiller ! »
    En chirurgie :
    « C’est pour une ambu ? Passe-moi la chir ! »
    OGE : Organes Génitaux Externes
    ambu : chirurgie ambulatoire
    la chir : chemise chirurgicale

  • gaston dit :

    Je suis sûre qu’il a fait exprès de partir en formation en Pologne le jour de ma réunion!

  • gaston dit :

    Pour les TICE, faut s’inscrire à la DAFOP afin d’intégrer au mieux les ENT dans le parcours de formation: les séances du PAF auront lieu au CRDP, l’inscription se fait sur GAIA via l’IA. L’info est à faire tourner sous Scribe. Bien sûr, munissez-vous de votre NUMEN!

  • Edelin dit :

    Les multinationales font beaucoup dans l’anglicisme forcené, l’anglais devenant la langue de travail impérative. J’ai bien connu une entreprise où dans les réunions en France, dès qu’un seul non Français participe la règle est de parler anglais. Aussi dès qu’il s’absente (retour anticipé en fin de journée, coup de téléphone, toilettes, etc) il n’est pas rare de voir cette scène surréaliste où tous les participants restants, tous français, continuent à se parler (moins bien, forcément) en anglais pendant quelques minutes avant que l’un d’eux s’aperçoive que le français est encore une langue de travail assez pratique entre Français. ..Je crois qu’on devrait faire de nous de vrais européens parlant anglais mais aussi allemand, espagnol, italien. Les échanges entre équipes européennes seraient beaucoup plus riches et moins convenus. Mais il faudrait que les entreprises de ce type fassent autre chose en matière de formation que de proposer des cours d’anglais. Elles pourraient alors se revendiquer vraiment entreprises européennes.

  • Antoinette dit :

    A la banque:

    « Pour pouvoir faire un virement sur votre compte, il vous faut le bicibaniser »
    De BIC IBAN… les coordonnées internationales d’un compte en banque

    « C’est une merger sous forme de TUP »
    TUP pour transmission universelle du patrimoine. Qui donne un verbe: « Les deux sociétés ont fusionné, celles qui a été absorbée a été tupée ». Classe, non?

  • La grande classique, dans mon secteur : on « simule du S&M » (éventuellement avec un client).
    Simuler : vérifier des sous-titres.
    S&M : sous-titrage à destination des sourds et malentendants.

    :-)

  • Ariane dit :

    J’en ai une ! Qui ne me concerne pas mais qui me fait trop rire :
    Il faudrait non autoriser que l’apprenant utilise un référentiel bondissant dans l’espace de détente extérieur !

    Et c’est chez les instits que ça se passe ! Elle est pas belle la vie ?

  • porta philippe dit :

    après avoir été MOA sur un projet SIRH, le DRH a demandé une GPEC, puis craignant un retour de bâton syndical (réorganisation non acceptée) il a prononcé une phrase magique « je sais que l’organisation de l’entreprise est schizophrénique, mais aucune organisation n’est gravée dans le marbre »

    qu’en concluez vous?
    a) le DRH est lui même schizophrène?
    b) le nouvel SIRH ne répond pas aux besoins des utilisateurs ?
    c) personne de comprend rien à l’organisation, ?
    d) ceux qui croient savoir vous mentent-ils?

    si vous avez répondu correctement aux quatre questions….changez d’urgence d’entreprise, le burn out n’est pas loin!

  • Edelin dit :

    Le manager que j’ai été s’est entendu dire par son chef (on a toujours beaucoup de chefs dans une grande multinationale): « Ne m’apporte pas des problèmes apporte moi des solutions! ».
    Je répondais parfois, en m’inspirant d’Artaud: « Impossible: il n’y a pas de solution s’il n’y a pas de problème ». Mais sur le fond cela m’a toujours paru traduire une tendance défaillante du management moderne à refuser de jouer son rôle d’arbitre et de s’impliquer dans la résolution des problèmes, tout entier tourné qu’il est vers les sommets convoités en ignorant « la base ». Cela reflète souvent une certaine incompétence (effet de la rotation rapide des « managers » en chef) qui se traduit par une posture de repli dans la tour d’ivoire de ces « managers au-dessus de ça… »

  • Christophe dit :

    Un chef me disant : « tu sais, la clef est là : gossip is the weapon of the future ». Et il s’est arrêté là.
    Et une autre : fois « il ne faut plus penser global pour agir local, mais agir global pour penser local ».
    C’était le DRH d’une boite de 20 000 personnes. J’ai toujours pas compris ce qu’il a voulu dire…

  • elsa dit :

    chez nous le dernier mail que j’ai envoyé…

    « Vous trouverez en pj, les BA et les BV des VF de la prochaine NL. Merci de vos retours rapides avant l’envoi des BAT aux fournisseurs. FYI la NL doit partir ce mardi au plus tard ».

    stupide sinon sibyllin pour le néophyte.

  • Coldsync dit :

    Notre chef de projet informatique s’adressant au client au sujet d’un bug en production:
    « souhaitez-vous qu’on fasse un retour derrière? »

  • Jean-Paul dit :

    La DRH : Je prends le point, je fais un focus, et je reviens vers vous.
    L’élu CE : Vous regardez et vous nous répondez, c’est ça ?

  • J’ai noté pas mal de perles professionnelles, je vous en livre quelques-unes :

     » Prenez un client lambada … »

    « Ils peuvent doubler les prix par dix… »

    « C’est la coupe qui fait déborder le vase, pardon je voulais dire : c’est l’étincelle qui a fait déborder le vase »

    la langue qui fourche, ou bien les approximations de la génération Y à vous de voir.

    A bientôt,

  • gontran dit :

    « Quand tu te retrouves 33% au-dessus de l’OPI alors que t’es environ que 10% versus last year, ça veut dire que ton OPI s’est pris un sérieux coup de stretch »

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