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	<description>Chroniques de l'humain en entreprise</description>
	<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 18:12:21 +0000</pubDate>
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	<managingEditor>elsafayner@yahoo.fr (Et voilà le travail)</managingEditor>
	<copyright>Elsa Fayner 2008</copyright>
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		<title>Allemagne: les salariés du secteur bancaire en tête des priorités syndicales</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 17:59:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa Fayner</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Au magasin]]></category>

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		<description><![CDATA[Les dernières négociations salariales entre syndicats et organisations patronales se sont achevées sur un accord visant à améliorer les conditions de travail des salariés du secteur bancaire. La crise financière a en effet renforcé l&#8217;obligation d&#8217;atteindre à tout prix des objectifs de vente, perçue par les syndicats comme préjudiciable à la clientèle privée comme aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><a href="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/09/novethic.png"><img class="alignleft size-full wp-image-5537" title="novethic" src="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/09/novethic.png" alt="novethic" width="281" height="87" /></a>Les dernières négociations salariales entre syndicats et organisations patronales se sont achevées sur un accord visant à améliorer les conditions de travail des salariés du secteur bancaire. La crise financière a en effet renforcé l&#8217;obligation d&#8217;atteindre à tout prix des objectifs de vente, perçue par les syndicats comme préjudiciable à la clientèle privée comme aux salariés.</strong></p>
<p>La grogne monte chez les salariés du secteur bancaire. Une grogne suffisamment palpable pour que les organisations patronales s&#8217;accordent avec le syndicat Verdi sur un protocole d&#8217;accord visant à assouplir « la politique du chiffre », selon les termes employés par le syndicat des salariés du secteur.<br />
Selon la nouvelle convention collective, qui doit prendre fin en février 2012, les 240 000 salariés bénéficient d&#8217;une prime exceptionnelle de 300 euros en aout, suivie d&#8217;une augmentation des salaires de 1,6% à partir de janvier 2011. Mais c&#8217;est le protocole d&#8217;accord sur les conditions de travail qui fait principalement l&#8217;objet des discussions sur la place financière de Francfort. Il reconnait d&#8217;abord les effets de la crise sur les salariés: «<em> Les derniers évènement survenus sur les marchés financiers conduisent à des exigences plus grandes pour les salariés du secteur bancaire</em> », est-il écrit dans le préambule. Pendant les négociations, Verdi s&#8217;était surtout attaché à mieux protéger les salariés des pressions à la vente, jugées peu scrupuleuse. Le document stipule ainsi que « <em>la direction doit éviter toute charge inopportune. En particulier, les objectifs se doivent d&#8217;être équitables, atteignables, spécifiques et formulés de façon à correspondre aux besoins des clients</em> ». Un autre point important est abordé, celui de la prévention: « <em>Les partenaires s&#8217;attachent à augmenter la qualité des mesures relatives à la santé des salariés, en tout premier lieu les mesures préventives. Il paraît judicieux de faire participer les salariés dans ce processus</em> ».</p></blockquote>
<p><a href="http://www.novethic.fr/novethic/entreprises/ressources_humaines/conditions_de_travail/allemagne_salaries_secteur_bancaire_en_tete_priorites_syndicales/130957.jsp?print=ok" target="_blank">Lire la suite de l&#8217;article de Claire Stam sur le site de Novethic</a></p>
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		<title>Pénibilité : une succession d&#8217;injustices</title>
		<link>http://voila-le-travail.fr/2010/08/30/penibilite-une-succession-dinjustices/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 15:39:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa Fayner</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>

		<category><![CDATA[retraités]]></category>

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		<description><![CDATA[Par ARNAUD DE BROCA ET FRANÇOIS DESRIAUX
ARNAUD DE BROCA EST SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA FNATH, ASSOCIATION DES ACCIDENTÉS DE LA VIE. FRANÇOIS DESRIAUX EST PORTE-PAROLE DE L&#8217;ASSOCIATION NATIONALE DES VICTIMES DE L&#8217;AMIANTE (ANDEVA).
Le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement, en particulier sur le volet pénibilité, est en contradiction avec le souhait, maintes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/lesechos1.png"><img class="alignleft size-full wp-image-5507" title="lesechos1" src="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/lesechos1.png" alt="lesechos1" width="145" height="42" /></a>Par ARNAUD DE BROCA ET FRANÇOIS DESRIAUX</p>
<h5>ARNAUD DE BROCA EST SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA FNATH, ASSOCIATION DES ACCIDENTÉS DE LA VIE. FRANÇOIS DESRIAUX EST PORTE-PAROLE DE L&#8217;ASSOCIATION NATIONALE DES VICTIMES DE L&#8217;AMIANTE (ANDEVA).</h5>
<blockquote><p>Le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement, en particulier sur le volet pénibilité, est en contradiction avec le souhait, maintes fois répété, du président de la République d&#8217;un texte <em>« équilibré et juste ».</em> Il l&#8217;a d&#8217;ailleurs implicitement reconnu en demandant à son ministre de l&#8217;améliorer. Mais on peut craindre que ce ne soit pas suffisant, car c&#8217;est la copie entière qu&#8217;il faut reprendre. Plus personne ne s&#8217;oppose à la prise en compte de la pénibilité dans le cadre de la réforme des retraites, tant il apparaît évident que les conditions de travail expliquent une des principales inégalités dans notre pays, celle devant l&#8217;espérance de vie. Selon l&#8217;Institut national d&#8217;études démographiques (Ined), un ouvrier vit six ans de moins qu&#8217;un cadre, dix de moins si l&#8217;on considère l&#8217;espérance de vie sans incapacité. C&#8217;est ce que les démographes appellent <em>« la double peine des ouvriers : plus d&#8217;années d&#8217;incapacité au sein d&#8217;une vie plus courte » !</em></p>
<p>Annoncé comme une grande avancée sociale par le gouvernement, le volet pénibilité de la réforme des retraites s&#8217;apparente au contraire à une succession d&#8217;injustices. La première injustice réside dans le fait que ce dispositif repose uniquement sur l&#8217;incapacité physique de travail. Il écarte de fait les salariés qui ont été exposés à des produits cancérogènes et qui ont une espérance de vie réduite, mais pas de traces physiques de cette atteinte. Pourtant, il est démontré scientifiquement que l&#8217;exposition à des cancérogènes constitue un facteur de risques de mortalité prématurée, ainsi d&#8217;ailleurs que l&#8217;a admis l&#8217;un des rapports du Conseil d&#8217;orientation des retraites. C&#8217;est vrai également du travail de nuit. En présentant son projet, le gouvernement affirmait qu&#8217;il était <em>« impossible de vérifier, pour le passé, la réalité de ces expositions, faute de traçabilité ».</em> Il avait sans doute oublié que les salariés exposés à des produits cancérogènes bénéficient d&#8217;une surveillance médicale spéciale ou renforcée et que les dossiers de médecine du travail doivent être conservés pendant cinquante ans. Quant aux salariés qui ont travaillé la nuit ou en horaires alternants, la preuve de l&#8217;exposition est encore plus facile à retrouver. Elle donne lieu en général à une compensation salariale figurant sur la feuille de paye. Permettre ou non à des salariés exposés à des conditions de travail portant atteinte à leur espérance de vie de partir en retraite plus tôt relève donc d&#8217;un choix politique, et non technique.</p>
<p>Deuxième injustice, le dispositif ne serait ouvert qu&#8217;aux salariés reconnus atteints d&#8217;une maladie professionnelle ou d&#8217;un accident du travail ayant entraîné un taux d&#8217;incapacité permanente partielle (IPP) d&#8217;au moins 20 %. En pratique, cela exclut un nombre non négligeable de travailleurs. Déjà, parce que toutes les pathologies du travail ne sont pas reconnues comme maladie professionnelle. Ensuite, parce que le taux de 20 % est très sélectif. A ce niveau-là d&#8217;incapacité, la majorité des salariés ont été exclus de leur travail d&#8217;abord, de l&#8217;emploi ensuite. Caissières, manutentionnaires, femmes de ménages, aides-soignantes ou ouvriers à la chaîne sont fréquemment atteints, en fin de carrière (voire bien avant), de pathologies ostéo-articulaires qui constituent des handicaps sévères générant des difficultés dans leur vie quotidienne, mais qui n&#8217;atteignent pas dans tous les cas la barre des 20 %. Ils ne rentrent évidemment plus dans les critères de recrutement des entreprises, lesquelles ne veulent que des « athlètes » du travail.</p>
<p>Troisième injustice, le dispositif ne fonctionnera que de manière individuelle et exclut la prise en compte de listes de métiers réputés pénibles. Cette disposition est particulièrement restrictive et nie l&#8217;ensemble des travaux épidémiologiques conduits ces dernières années, notamment sur les expositions à l&#8217;amiante, et qui permettent d&#8217;évaluer les expositions passées avec une bonne fiabilité. Pour le gouvernement, une approche collective serait injuste car <em>« elle laisserait de côté certains salariés qui n&#8217;exercent pas ces métiers mais qui sont objectivement usés par leur travail ».</em> Autrement dit, plutôt que de créer de petites injustices, le gouvernement préfère en créer une énorme en excluant du dispositif un maximum de victimes du travail ! L&#8217;argument est d&#8217;une particulière mauvaise foi, d&#8217;autant qu&#8217;il est parfaitement possible, comme cela est préconisé dans le cas du dispositif amiante, de compléter une approche collective par une approche individuelle.</p>
<p>Où se situe l&#8217;avancée sociale pour l&#8217;ensemble des travailleurs usés par des décennies de travail dans des conditions particulièrement pénibles ? Ils pourront partir à&#8230; 60 ans ! On voit mal comment ces travailleurs pourront travailler jusqu&#8217;à cet âge, horizon aujourd&#8217;hui inatteignable pour des centaines de milliers de personnes. La mort prématurée des ouvriers exposés à des produits toxiques continuera à financer la retraite d&#8217;autres catégories sociales déjà favorisées par leur espérance de vie. Voilà les principes d&#8217;un projet qui se voulait <em>« équilibré et juste »,</em> mais se révèle profondément inéquitable</p>
<p><a href="http://www.lesechos.fr/info/analyses/020648141976-penibilite-une-succession-d-injustices.htm" target="_blank">A lire sur le site des Echos</a></p></blockquote>
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		<title>Salariat libéral et auto‐exploitation. Les travailleurs des entreprises de sondages</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 07:17:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa Fayner</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Au bureau]]></category>

		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[On a pu, par le passé, considérer l&#8217;emploi stable comme un « compromis fordiste » dans lequel chaque partie de la relation salariale sacrifiait une partie de sa liberté contre une certaine sécurisation. À l&#8217;heure où de plus en plus de formes intermittentes d&#8217;emploi se développent, on peut se demander si le sacrifice inverse des sécurités attachées [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><a href="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/ies.png"><img class="alignleft size-full wp-image-5529" title="ies" src="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/ies.png" alt="ies" width="275" height="55" /></a>On a pu, par le passé, considérer l&#8217;emploi stable comme un « compromis fordiste » dans lequel chaque partie de la relation salariale sacrifiait une partie de sa liberté contre une certaine sécurisation. À l&#8217;heure où de plus en plus de formes intermittentes d&#8217;emploi se développent, on peut se demander si le sacrifice inverse des sécurités attachées à l&#8217;emploi stable est « compensé » par davantage d&#8217;autonomie pour les salariés à l&#8217;emploi intermittent. Pour Rémy Caveng, il n&#8217;en est rien. En s&#8217;appuyant sur une enquête menée auprès des travailleurs des instituts de sondage, dont l&#8217;emploi est particulièrement instable, il montre que le « sentiment de liberté » souvent mis en avant par ces salariés occulte une réalité plus prosaïque : celle d&#8217;une condition salariale dégradée dans laquelle tout l&#8217;aléa économique est assumé par les seuls salariés qui doivent en permanence assurer les conditions de leur propre « employabilité ». Ce qu&#8217;il désigne sous le terme de « salariat libéral » correspond ainsi davantage à l&#8217;émergence d&#8217;une mise au travail fondée sur une auto‐exploitation qu&#8217;à un affranchissement des contraintes du travail subordonné.</p>
<h3><strong> <a href="http://www.ies-salariat.org/IMG/pdf/Notes_IES_15.pdf">Télécharger la Note de l&#8217;IES n°15</a> </strong></h3>
</blockquote>
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		<item>
		<title>Insertion professionnelle: promesses non tenues</title>
		<link>http://voila-le-travail.fr/2010/08/29/insertion-professionnelle-promesses/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Aug 2010 16:18:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa Fayner</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Temps de travail]]></category>

		<category><![CDATA[À la une]]></category>

		<category><![CDATA[insertion professionnelle]]></category>

		<category><![CDATA[jeunes]]></category>

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		<description><![CDATA[

Le 24 avril 2009, le chef de l&#8217;État promettait d&#8217;aider 500 000 jeunes à s&#8217;insérer dans la vie active d&#8217;ici à juin 2010. Où en est-on aujourd&#8217;hui ?
Partant du constat qu&#8217;en France, le taux d&#8217;emploi des jeunes est de 46 % alors que dans la majorité des autres pays européens il s&#8217;élève à 63 %, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<div id="attachment_5522" class="wp-caption alignleft" style="width: 413px"><strong><a href="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/fac0217327picturetankcom1.jpg"><img class="size-full wp-image-5522" title="fac0217327picturetankcom1" src="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/fac0217327picturetankcom1.jpg" alt="Photo: Cédric Faimali / www.collectifargos.com" width="403" height="600" /></a></strong><p class="wp-caption-text">Photo: Cédric Faimali / www.collectifargos.com</p></div>
<p><strong>Le 24 avril 2009, le chef de l&#8217;État promettait d&#8217;<a href="http://www.gouvernement.fr/gouvernement/emploi-des-jeunes-nicolas-sarkozy-a-annonce-un-plan-de-13-milliard-d-euros" target="_blank">aider 500 000 jeunes à s&#8217;insérer dans la vie active d&#8217;ici à juin 2010</a>. Où en est-on aujourd&#8217;hui ?</strong></p>
<p>Partant du constat qu&#8217;en France, le taux d&#8217;emploi des jeunes est de 46 % alors que dans la majorité des autres pays européens il s&#8217;élève à 63 %, Nicolas Sarkozy promettait en avril dernier d&#8217;aider 500 000 jeunes à s&#8217;insérer dans la vie active avant juin 2010.</p>
<p>Il mettait en place quelques mesures pour favoriser l&#8217;apprentissage et la formation en alternance  : des exonérations de cotisations sociales et des primes.</p>
<h3>Deux objectifs ambitieux</h3>
<p>Et se fixait deux objectifs:<br />
- recruter 320 000 apprentis entre le 1er juin 2009 et le 1er juin 2010, soient 35 000 de plus qu&#8217;en 2008,</p>
<p>- et recruter 170 000 contrats de professionnalisation d&#8217;ici à juin 2010, soient 30 000 de plus qu&#8217;en 2008.</p>
<p>Promesses tenues?</p>
<h3><a href="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/apprentis.png"><img class="size-full wp-image-5510" title="apprentis" src="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/apprentis.png" alt="apprentis" width="302" height="272" /></a>Moins d&#8217;apprentis que promis</h3>
<p>Certes, en juin 2010, la France métropolitaine compte 394 000 apprentis. Mais le chiffre ne nous indique pas le nombre d&#8217;entrées en apprentissage entre juin 2009 et juin 2010. Or, en regardant de plus près les données de la <a href="http://www.travail-solidarite.gouv.fr" target="_blank">DARES</a>, c&#8217;est une contre-performance qui est constatée. <strong>Entre juin 2009 et juin 2010, environ 280 000 apprentis ont été recrutés</strong>. Contre 285 000 en 2008. Et loin derrière les 350 000 annoncés (le chiffre s&#8217;obtient en combinant les données des <a class="l" href="http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/synthese0610c.pdf"><em>PRINCIPALES ACTIONS DE LA POLITIQUE DE L&#8217;EMPLOI</em></a><span class="l"> pour la période Janvier-Juin 2010, et d&#8217;</span><span class="doc"><a href="http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/TBjeunes_juin_2010-2.pdf" target="_blank">Activité des jeunes et politiques d’emploi - Juin 2010</a> pour la période Juin-Décembre 2009, telles qu&#8217;indiquées sur le graphe ci-contre).</span></p>
<h3><a href="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/contratspro1.png"><img class="size-full wp-image-5512" title="contratspro1" src="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/contratspro1.png" alt="contratspro1" width="301" height="274" /></a>Moins de contrats de professionnalisation qu&#8217;annoncés</h3>
<p>Du côté des contrats de professionnalisation, 198 000 jeunes en bénéficient en juin 2010 en France métropolitaine. Mais combien de candidats ont été recrutés en contrat de professionnalisation entre mai 2009 et juin 2010? Environ <strong>135 000</strong>. Loin derrière les 170 000 promis.</p>
<p>Finalement, ce sont plutôt 400 000 jeunes qui ont suivi les voies de l&#8217;apprentissage et du contrat de professionnalisation. Ils sont moins nombreux que les années précédentes. Et les objectifs que s&#8217;était fixé le chef de l&#8217;État ne sont pas atteints.<strong> </strong></p>
<p>Elsa Fayner</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;inspection du travail n&#8217;est pas bienvenue à La Poste</title>
		<link>http://voila-le-travail.fr/2010/08/29/linspection-du-travail-nest-pas-bienvenue-a-la-poste/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Aug 2010 15:34:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa Fayner</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Au magasin]]></category>

		<category><![CDATA[Entreprises: des noms]]></category>

		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>

		<category><![CDATA[La Poste]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;inspection du travail pourra-t-elle, un jour, mener des contrôles à La Poste dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail ? En tant que société anonyme (SA) depuis le 1er mars, La Poste relève de sa compétence, tout comme EDF ou France Télécom.
Mais un projet de décret, applicable pour les 146 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><a href="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/lemondefr2.png"><img class="alignleft size-full wp-image-5504" title="lemondefr2" src="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/lemondefr2.png" alt="lemondefr2" width="275" height="60" /></a>L&#8217;inspection du travail pourra-t-elle, un jour, mener des contrôles à La Poste dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail ? En tant que société anonyme (SA) depuis le 1<sup>er</sup> mars, La Poste relève de sa compétence, tout comme EDF ou France Télécom.</p>
<p>Mais un projet de décret, applicable pour les 146 000 fonctionnaires et les 115 000 salariés contractuels, prévoit de différer au 1<sup>er</sup> janvier 2012 les interventions des inspecteurs du travail. Dans une note du 27 juillet, la direction générale du travail (DGT), autorité centrale de l&#8217;inspection, indique que <em>&#8220;dans la mesure où ce décret</em> (&#8230;) <em>n&#8217;est pas encore publié et qu&#8217;il implique un certain nombre de modifications pour l&#8217;entreprise, il est rappelé qu&#8217;il convient de continuer à différer les interventions de l&#8217;inspection du travail</em> (&#8230;) <em>jusqu&#8217;au 31 décembre 2011&#8243;.</em> <em>&#8220;Souffrance au travail et suicides à La Poste : l&#8217;inspection du travail sommée d&#8217;aller voir ailleurs si on y meurt&#8230;&#8221;, </em>ironisait le syndicat SUD-PTT dans un communiqué du 6 août.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/imprimer/article/2010/08/16/1399399.html" target="_blank">Lire la suite de l&#8217;article sur lemonde.fr</a></p>
<blockquote>
<p><img src="http://pubs.lemonde.fr/5/BUSINESS-LEMONDE/interactivite/imprimer/915085845/Middle/OasDefault/zz_lm_atoutfrance_corse_rg08_m/ci_atoutfrance_corse_rg08_m.html/35323432663230393438316635396530?age=33&amp;prof=11&amp;abo=0&amp;civ=Mlle&amp;cp=75&amp;pays=67&amp;pub=0&amp;quo=1&amp;web=&amp;_RM_EMPTY_" alt="" /> <script type="text/javascript"><!--
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;arrêt maladie, marqueur sous-exploité de la santé des salariés</title>
		<link>http://voila-le-travail.fr/2010/08/28/larret-maladie-marqueur-sous-exploite-de-la-sante-des-salaries/</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Aug 2010 12:43:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa Fayner</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>

		<category><![CDATA[Stress, santé]]></category>

		<category><![CDATA[arrêt maladie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les personnes qui ont fréquemment des arrêts de travail pour des raisons psychiatriques - comme la dépression - ont un risque de mortalité prématurée plus élevé. Telle est l&#8217;une des conclusions d&#8217;une étude de l&#8217;Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), publiée mardi 24 août dans la revue American Journal of [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><a href="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/lemondefr1.png"><img class="alignleft size-full wp-image-5500" title="lemondefr1" src="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/lemondefr1.png" alt="lemondefr1" width="275" height="60" /></a>Les personnes qui ont fréquemment des arrêts de travail pour des raisons psychiatriques - comme la dépression - ont un risque de mortalité prématurée plus élevé. Telle est l&#8217;une des conclusions d&#8217;une étude de l&#8217;Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), publiée mardi 24 août dans la revue <em>American Journal of Epidemiology</em>.</p>
<p>Si ce constat n&#8217;est guère étonnant, <em>&#8220;l&#8217;intérêt est de confirmer que les arrêts maladie sont des indicateurs, alors que l&#8217;on parle fréquemment d&#8217;arrêts maladie abusifs&#8221;</em>, constate <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/0903/maria-melchior.html">Maria Melchior</a>, chargée de recherche à l&#8217;Inserm, qui a mené cette étude sur une cohorte de 20 000 personnes, appelée Gazel, constituée d&#8217;employés des entreprises Gaz de France (GDF) et Electricité de France (EDF). La cohorte Gazel a été constituée en 1989 avec 15 011 hommes et 5 614 femmes âgés de 35 à 50 ans.</p>
<p>Les chercheurs se sont intéressés aux personnes qui ont été arrêtées pour des raisons psychiatriques plus de 7 jours consécutifs entre le 1<sup>er</sup> janvier 1990 et le 31 décembre 1992, soit une période de trois ans, ce qui représente 6,5 % des personnes.</p>
<p>Ces arrêts pouvaient recouvrir plusieurs pathologies : la dépression (59 %), mais aussi d&#8217;autres types de névroses, les troubles anxieux et psychosomatiques (36 %) et les problèmes liés à l&#8217;alcool (5 %), précise l&#8217;Inserm. Pour la première fois dans une étude aussi large, indique M<sup>me </sup>Melchior, trois causes de mortalité ont été suivies par les chercheurs : cancer, maladies cardio-vasculaires et causes externes (dont suicides) entre le 1<sup>er</sup> janvier 1993 et le 31 décembre 2008.</p>
<p>Les chercheurs ont ainsi pu observer que les personnes absentes pour raisons psychiatriques ont une mortalité plus importante que celles qui n&#8217;ont pas eu d&#8217;arrêt maladie : six fois plus de suicides, 60 % de décès par cancer du fumeur (oesophage, bouche, poumons&#8230;) et 80 % de décès par maladies cardiovasculaires supplémentaires.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/27/l-arret-maladie-marqueur-sous-exploite-de-la-sante-des-salaries_1403440_3224.html" target="_blank">Lire la suite de l&#8217;article sur lemonde.fr</a></p>
<blockquote></blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>La rentrée littéraire et le roman d&#8217;entreprise</title>
		<link>http://voila-le-travail.fr/2010/08/27/la-rentree-litteraire-et-le-roman-dentreprise/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Aug 2010 08:35:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa Fayner</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Culture]]></category>

		<category><![CDATA[roman d'entreprise]]></category>

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		<description><![CDATA[
Ce matin, sur France Inter, les invités du 7/9 écrivent sur l&#8217;entreprise. Des romans:
-Philippe Claudel, &#8220;L&#8217;enquête&#8221; (Stock)
Le héros doit mener une investigation administrative sur une vague de suicides ayant frappé une gigantesque société à l&#8217;activité illimitée.
-Thierry Beinstingel, &#8220;Retour aux mots sauvages&#8221; (Fayard)
A 50 ans, il est téléopérateur depuis peu. Il vient de métiers techniques dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/franceinter.png"><img class="alignleft size-full wp-image-5491" title="franceinter" src="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/franceinter.png" alt="franceinter" width="92" height="101" /></a></p>
<p>Ce matin, sur France Inter, les invités du 7/9 écrivent sur l&#8217;entreprise. Des romans:</p>
<p>-Philippe Claudel, &#8220;L&#8217;enquête&#8221; (Stock)</p>
<p>Le héros doit mener une investigation administrative sur une vague de suicides ayant frappé une gigantesque société à l&#8217;activité illimitée.</p>
<p>-Thierry Beinstingel, &#8220;Retour aux mots sauvages&#8221; (Fayard)</p>
<p>A 50 ans, il est téléopérateur depuis peu. Il vient de métiers techniques dans lesquels on bouge beaucoup et on parle peu. Il est du genre à ne pas supporter le rabâchage de scripts préécrits. Lire également <a title="Conditions de travail dans les call centers" href="../2010/04/06/conditions-de-travail-dans-les-call-centers/">Conditions de travail dans les call centers.</a></p>
<p>-Nathalie Kuperman, &#8220;Nous étions des êtres vivants&#8221; (Gallimard)</p>
<p>Une émouvante chronique à plusieurs voix du rachat d&#8217;une entreprise de presse, tirée de son expérience lors de la cession de Fleurus Presse, qu&#8217;elle a quitté en avril <em>« dans des conditions épouvantables ».</em></p>
<p>Et Danielle Linhart, Sociologue du travail, Directrice de recherche au CNRS (Paris X)</p>
<p>Pour podcaster l&#8217;émission:<br />
http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10239.xml</p>
<p>Vous retrouverez une enquête de David Cavigliol, <a href="http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/livres/100139/voici-le-roman-d-entreprise.html" target="_blank">Voici le roman d&#8217;entreprise</a>, dans le Nouvel Observateur.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Croissance économique et amélioration des conditions de travail ne sont pas liées</title>
		<link>http://voila-le-travail.fr/2010/08/24/croissance-economique-et-amelioration-des-conditions-de-travail-ne-sont-pas-liees/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Aug 2010 16:27:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa Fayner</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Décryptage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voila-le-travail.fr/?p=5486</guid>
		<description><![CDATA[
La question des organisations du travail ne fait pas l&#8217;objet d&#8217;enquêtes suffisamment approfondies au niveau européen et néglige souvent la question des ré-organisations. Pour autant, la Fondation de Dublin innovait dans sa dernière enquête sur les conditions de travail, menée en 2006, dont le site Les Clés du Social publie d&#8217;instructifs extraits.
Ces 15 dernières années [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="justify"><strong><a href="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/clesdusocial.png"><img class="alignleft size-full wp-image-5487" title="clesdusocial" src="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/clesdusocial.png" alt="clesdusocial" width="321" height="46" /></a>La question des organisations du travail ne fait pas l&#8217;objet d&#8217;enquêtes suffisamment approfondies au niveau européen et néglige souvent la question des ré-organisations. Pour autant, la <a href="http://www.eurofound.europa.eu/" target="_blank">Fondation de Dublin</a> innovait dans sa dernière enquête sur les conditions de travail, menée en 2006, dont le site <a href="http://www.clesdusocial.com/" target="_blank">Les Clés du Social</a> publie d&#8217;instructifs extraits.</strong></p>
<p>Ces 15 dernières années ont été marquées par la progression des formes d&#8217;emploi non traditionnelles (travail à temps partiel et travail temporaire), ainsi que par l&#8217;augmentation du nombre de femmes sur le marché de l&#8217;emploi. Dans l&#8217;ensemble, l&#8217;enquête montre qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;automatisme entre croissance économique et amélioration des conditions de travail. Les conditions de travail restent plutôt stables malgré des modifications dans la composition sectorielle de la force d&#8217;emploi qui pourraient faire penser à des changements qualitatifs. Une analyse des tendances depuis le début des années 1990 met en évidence que l&#8217;utilisation des nouvelles technologies est de plus en plus répandue, la durée moyenne du travail continue de diminuer, la flexibilisation des horaires augmente, le travail continue de s&#8217;intensifier, l&#8217;organisation du travail est devenue plus marchande, l&#8217;information sur la santé et sécurité au travail est un peu meilleure, l&#8217;exposition aux risques physiques et à la violence ne change pas beaucoup. La ségrégation du marché du travail réalise quelques progrès, mais l&#8217;accès à la formation n&#8217;a pas augmenté. Enfin, certains groupes restent très exposés au risque d&#8217;une exclusion prématurée du marché du travail.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">
<p align="justify"><strong>Intensification du travail</strong></p>
<p align="justify">L&#8217;enquête montre que l&#8217;intensification du travail en Europe continue d&#8217;augmenter ainsi que le nombre de contraintes de rythme. De plus en plus de personnes travaillent à des cadences élevées et suivant des délais stricts. En 2005, 26 % des travailleurs de l&#8217;UE-27 déclaraient devoir travailler à des cadences très élevées tout le temps ou presque et 12 % indiquaient n&#8217;avoir que rarement ou jamais le temps de finir leur travail. Les facteurs déterminants du rythme de travail dans l&#8217;UE traduisent la prédominance du secteur des services et des organisations marchandes. Pour environ 70 % des travailleurs, le rythme de travail est directement déterminé par les demandes des directions, clients, patients, utilisateurs, etc., tandis que la vitesse automatique d&#8217;une machine détermine le rythme de travail de 20 % de la population active.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Le rythme de travail déterminé par les collègues ou le recours aux objectifs de performance semble aussi s&#8217;accroître. L&#8217;autonomie et le soutien dans l&#8217;environnement de travail ne sont pas toujours des compensations à cette intensification du travail. Les cols blancs, hautement qualifiés, sont les plus autonomes dans leur travail, tandis que les cols bleus, faiblement qualifiés, le sont le moins. Le niveau d&#8217;éducation détermine le degré de contrôle sur les modalités d&#8217;exécution des tâches professionnelles. Autrement dit, environ la moitié seulement des travailleurs ayant cessé leur formation à l&#8217;issue de l&#8217;enseignement primaire sont capables de choisir leurs méthodes de travail, contre 80 % des travailleurs diplômés du troisième cycle.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Face à cette intensification du travail, les travailleurs ne peuvent pas toujours compter sur le soutien de la part de leurs collègues et supérieurs hiérarchiques. Environ 67 % des travailleurs européens peuvent recevoir l&#8217;aide de collègues s&#8217;ils le demandent et 56 % peuvent obtenir de l&#8217;aide de leur supérieur hiérarchique. Cette intensification du travail a clairement un impact négatif sur la santé professionnelle. Bien que l&#8217;horaire de travail hebdomadaire se réduise, le rythme de travail continue de s&#8217;intensifier. Environ la moitié des travailleurs interrogés disent que leur travail implique des positions douloureuses ou fatigantes, tandis que plus de la moitié travaillent à des cadences élevées (60 %) et selon des délais très stricts et très courts (62 %). Le niveau de stress dans l&#8217;UE-27 est considérablement élevé (22 %).</p>
<p align="justify">
<p align="justify">
<p align="justify"><strong>Les horaires de travail : diminution et contraintes</strong></p>
<p align="justify">Depuis 1991, on observe une diminution continue de la durée hebdomadaire du temps de travail au sein de l&#8217;UE. Cette réduction est due à un ensemble de facteurs (par exemple, la hausse du temps partiel). L&#8217;horaire de travail standard reste la norme pour la plupart des travailleurs : 58 % des travailleurs travaillent le même nombre d&#8217;heures chaque jour, 74 % le même nombre de jours chaque semaine, 61 % ont des heures fixes d&#8217;entrée et de sortie du travail. L&#8217;horaire de travail est fixé par l&#8217;employeur dans la plupart des cas : 56 % des travailleurs disent que leur horaire de travail est fixé par leur organisation sans possibilité de changement. Seulement 24 % des salariés peuvent adapter leur temps de travail à leurs besoins, dans certains cas dans des limites établies. Par ailleurs, les travailleurs ayant des horaires de travail réguliers, environ 40 heures par semaine, travaillant le même nombre de jours par semaine et d&#8217;heures par jour, et commençant et finissant leur travail à heures fixes, rapportent les degrés de satisfaction les plus élevés. Toutefois, un nombre considérable de travailleurs (15 %) en Europe ont encore des horaires de travail lourds - 48 heures ou plus de travail par semaine.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">L&#8217;enquête montre que des horaires hebdomadaires lourds et des horaires de travail non standard ont un impact négatif sur la santé professionnelle. Environ 55 % des répondants qui travaillent plus de 48 heures par semaine indiquent que leur travail nuit à leur santé et 45 % disent que leur santé et sécurité sont menacées sur le lieu de travail. Parmi les différents horaires de travail non standard, le travail de nuit (après 22 h 00) semble être davantage associé à des problèmes de santé, particulièrement l&#8217;insomnie.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">
<p align="justify"><strong>L&#8217;exposition aux risques physiques diminue</strong></p>
<p align="justify">Au cours des 15 dernières années, on relève un recul du nombre de travailleurs qui estiment que leur santé et leur sécurité sont exposées à des risques dans le cadre de leur travail. Toutefois, bien que la proportion de la main d&#8217;oeuvre européenne occupée dans des secteurs traditionnels et physiquement exigeants (par exemple, l&#8217;industrie lourde et l&#8217;agriculture) soit en baisse, l&#8217;enquête révèle que certains risques physiques persistent. Par exemple, environ 46 % des travailleurs déclarent travailler dans des positions pénibles ou fatigantes pendant un quart du temps au moins. Les hommes sont plus exposés que les femmes à certains risques et inversement.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Les hommes déclarent être plus exposés que les femmes aux risques professionnels physiques traditionnels (bruit, vibrations, etc.) tandis que les femmes sont plus exposées à certains risques, notamment dans les secteurs de l&#8217;éducation et de la santé (par exemple, un travail qui implique de soulever ou déplacer des personnes).</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Les risques ergonomiques (mouvements répétitifs de la main ou du bras, travail impliquant des positions pénibles ou fatigantes, etc.) sont plus équitablement partagés entre les sexes. En termes d&#8217;occupation, les cols bleus sont considérablement plus exposés que les cols blancs à la quasi totalité des risques physiques sur le lieu de travail. En ce qui concerne les effets du travail sur la santé, environ 35 % des travailleurs questionnés indiquent que leur travail nuit à leur santé. Les troubles de la santé liés au travail les plus fréquemment signalés sont les maux de dos (25 %) et les douleurs musculaires (23 %) suivis par la fatigue et le stress (22 %). Ces problèmes touchent principalement les travailleurs des secteurs de l&#8217;agriculture, de la santé, de l&#8217;éducation et de la construction.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">
<p align="justify"><strong>Violence, harcèlement et brimades</strong></p>
<p align="justify">Les brimades, le harcèlement, les violences et menaces, ainsi que diverses formes de discrimination sont à l&#8217;origine de problèmes psychologiques et constituent une source de stress. Environ 5 % des travailleurs déclarent avoir été victimes d&#8217;actes de violence, de brimades ou de harcèlement sur leur lieu de travail au cours des douze mois qui ont précédé l&#8217;enquête. Les différences d&#8217;un pays à l&#8217;autre sont quelquefois importantes. Par exemple, entre la Bulgarie et la Finlande, on observe une différence de 1 à 10 (en faveur de la Bulgarie) quant à l&#8217;exposition à la violence sur le lieu de travail. Cela est dû a un ensemble de facteurs tels que les différences culturelles, la proéminence de ce thème au coeur du débat publique et politique, le degré de sensibilisation de l&#8217;opinion publique au problème, ainsi que la volonté d&#8217;en rendre compte.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Les femmes sont plus exposées (6 %) aux brimades et harcèlement que les hommes (4 %), en particulier les jeunes femmes (8 % des femmes âgées de moins de 30 ans). On observe une plus forte incidence de femmes exposées à des sollicitations sexuelles non désirées en République tchèque (10 %), Norvège (7 %), Turquie, Croatie (6 %), Danemark, Suède, Lituanie et Royaume-Uni (5 %). Dans certains pays de l&#8217;Europe du sud (Italie, Espagne, Malte et Chypre), l&#8217;incidence de ce phénomène est moindre (1 %). Comme déjà dit, ce qui constitue un acte de violence peut varier d&#8217;un pays à l&#8217;autre en fonction de la sensibilité et de la sensibilisation à la question ; de ce fait ces pourcentages ne reflètent pas forcément l&#8217;incidence réelle du phénomène. Un niveau plus élevé de brimades et de harcèlement est signalé dans les grands établissements (comptant plus de 250 travailleurs), dans les secteurs de l&#8217;enseignement et de la santé, ainsi que dans le secteur de l&#8217;hôtellerie et de la restauration. Il convient de noter aussi que dans les 9 secteurs où l&#8217;exposition aux risques physiques est élevée (notamment la construction et l&#8217;agriculture), en général le taux de violence et de harcèlement est plus bas, bien que le contraire soit aussi vrai.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Les personnes qui subissent des violences ou sont victimes de harcèlement sur le lieu de travail ont plus de problèmes de santé d&#8217;origine professionnelle que celles qui n&#8217;en subissent pas. Elles sont quatre fois plus nombreuses à faire état de problèmes psychologiques, troubles du sommeil, anxiété et irritabilité notamment, et de troubles physiques, maux d&#8217;estomac en particulier. Les personnes exposées à des brimades et harcèlement sont plus nombreuses que la moyenne à s&#8217;absenter de leur travail pour des problèmes de santé d&#8217;origine professionnelle (23 % contre 7 %) et ont, également, tendance à prendre des congés de maladie plus longs.</p>
<p align="justify">
<p align="justify"><a href="http://www.clesdusocial.com/telechargement/condition-de-travail-en-europe.pdf" target="_blank">Lire l&#8217;intégralité de l&#8217;enquête</a></p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Generali France : responsabiliser le salarié</title>
		<link>http://voila-le-travail.fr/2010/08/24/generali-france-responsabiliser-le-salarie/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Aug 2010 16:20:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa Fayner</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>

		<category><![CDATA[Generali France]]></category>

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		<description><![CDATA[Les entreprises qui s&#8217;intéressent vraiment au travail autrement que dans une situation de crise (malaise social, suicides&#8230;) sont rares. Et les entreprises tertiaires encore moins que celles de l&#8217;industrie. Generali a lancé en 2008 un projet d&#8217; « organisation du travail responsabilisante » (OTR), pour donner davantage de sens au travail, extraire les salariés de la routine en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><a href="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/metis1.png"><img class="alignleft size-full wp-image-5483" title="metis1" src="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/metis1.png" alt="metis1" width="210" height="99" /></a>Les entreprises qui s&#8217;intéressent vraiment au travail autrement que dans une situation de crise (malaise social, suicides&#8230;) sont rares. Et les entreprises tertiaires encore moins que celles de l&#8217;industrie. Generali a lancé en 2008 un projet d&#8217; « organisation du travail responsabilisante » (OTR), pour donner davantage de sens au travail, extraire les salariés de la routine en développant leurs compétences et renforçant les collectifs de travail. Entretien avec Germain Férec (Directeur des Ressources Humaines) et Christophe Collin (Responsable du développement social).</strong></p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui a conduit l&#8217;assureur Generali France (7000 salariés) à s&#8217;attaquer à ce sujet en proposant une approche différente du travail avec une « organisation du travail responsabilisante » (OTR) ?</strong></p>
<p>C&#8217;est justement parce que les entreprises d&#8217;assurances, et longtemps Generali comme les autres, ne se sont que peu intéressées à la question de l&#8217;organisation du travail que Generali l&#8217;a identifiée comme un levier de progrès important. Traditionnellement, les questions d&#8217;organisation se traitaient soit au niveau « macro » dans l&#8217;entreprise, à travers l&#8217;évolution des organigrammes et de la répartition des activités, soit au niveau plus « micro » à travers l&#8217;évolution des circuits de traitement des dossiers et des systèmes d&#8217;information. La question du contenu du travail ne se posait que comme conséquence de ces évolutions. Dès lors que la qualité de service et la prise en compte effective du client deviennent des éléments incontournables de la compétitivité, la manière dont les collaborateurs sont mis en situation d&#8217;exprimer et de développer leurs compétences devient un élément essentiel. A ces enjeux viennent s&#8217;ajouter ceux de l&#8217;attractivité et de la fidélisation des talents dans un marché de l&#8217;emploi de l&#8217;assurance qui est structurellement déficitaire.</p></blockquote>
<p><a href="http://metiseurope.eu/generali-france-responsabiliser-le-salari_fr_70_art_28886.html" target="_blank">Lire l&#8217;entretien sur Metis.</a></p>
<p><em>Lire aussi:</p>
<p><a href="http://www.cgt-banque-assurance.fr/spip.php?article2206" target="_blank">OTR : Faut-il craindre ce sigle à Generali ??</a></p>
<p></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;alcool dans l&#8217;entreprise préoccupe mais reste tabou</title>
		<link>http://voila-le-travail.fr/2010/08/20/lalcool-dans-lentreprise-preoccupe-mais-reste-tabou/</link>
		<comments>http://voila-le-travail.fr/2010/08/20/lalcool-dans-lentreprise-preoccupe-mais-reste-tabou/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Aug 2010 15:56:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa Fayner</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>

		<category><![CDATA[addiction]]></category>

		<category><![CDATA[alcool]]></category>

		<category><![CDATA[drogues]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voila-le-travail.fr/?p=5474</guid>
		<description><![CDATA[Si la consommation d&#8217;alcool sur lieu de travail reste une préoccupation majeure pour les dirigeants, la problématique relève encore du tabou, d&#8217;autant qu&#8217;elle peut cacher des dysfonctionnements de l&#8217;organisation du travail.                    Pour 62% des DRH, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><a href="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/novethic.png"><img class="alignleft size-full wp-image-5475" title="novethic" src="http://voila-le-travail.fr/wp-content/uploads/2010/08/novethic.png" alt="novethic" width="281" height="87" /></a>Si la consommation d&#8217;alcool sur lieu de travail reste une préoccupation majeure pour les dirigeants, la problématique relève encore du tabou, d&#8217;autant qu&#8217;elle peut cacher des dysfonctionnements de l&#8217;organisation du travail.                    Pour 62% des DRH, le &#8220;risque alcool&#8221; reste un souci majeur, c&#8217;est ce que révélait il y a encore peu de temps un sondage réalisé par l&#8217;Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA) et l&#8217;association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH), auprès de 800 DRH et dirigeants. Malgré cette préoccupation, peu, en revanche, ont entamé des actions. Si l&#8217;on se réfère à un autre sondage de l&#8217;Ifop réalisé en 2008  pour PSRE, une association sur le risque routier,  58% des dirigeants n&#8217;ont pris aucune mesure particulière concernant les pots en entreprise (90% des salariés participent à des pots sur le lieu de travail, qui, à 70%, sont alcoolisés). Et 91% des dirigeants n&#8217;envisagent pas d&#8217;interdire ces pots proposant de l&#8217;alcool. Or en pareil cas, la responsabilité de l&#8217;employeur peut être  engagée, lorsque par exemple, un accident routier se produit entre l&#8217;entreprise et le domicile du salarié en état d&#8217;ébriété. D&#8217;une façon générale, les risques liés à la consommation d&#8217;alcool au travail ne sont pas négligeables : erreurs, absentéisme, congés maladie, accidents du travail etc.<br />
<a href="http://www.novethic.fr/novethic/entreprise/impact_local/sante/l_alcool_dans_entreprise_preoccupe_mais_reste_tabou/130009.jsp?utm_source=newsletter&amp;utm_medium=Email&amp;utm_content=novethicInfo&amp;newsletter=ok" target="_blank">Lire la suite sur Novethic</a></p></blockquote>
<p>Sur le sujet, lire <a href="http://www.miroirsocial.com/decryptage/drogues-illicites-au-travail-les-tests-de-depistage-sont-ils-efficaces" target="_blank">Drogues illicites au travail : les tests de dépistage sont-ils efficaces ?</a>, sur Miroir social</p>
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