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Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Désamiantage : un rapport alarmant de l’INRS O commentaire

SanteEtTravailDans un rapport resté confidentiel, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) alerte sur le niveau d’empoussièrement des chantiers de retrait des plâtres amiantés et sur l’efficacité insuffisante des masques de protection. 

La mention « Données confidentielles » apparaît en rouge sur toutes les pages du rapport d’études de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), dont Santé & Travail s’est procuré une copie. Transmis au ministère du Travail, il n’a pas été rendu public.

Ses conclusions sont pourtant alarmantes : les appareils de protection respiratoire à adduction d’air (les plus efficaces) utilisés par les désamianteurs ne sont pas suffisamment efficaces pour les protéger dans les opérations de retrait des plâtres amiantées, appelés « progypsol ».

Certes, le retrait de ce type de matériaux amiantés ne représente qu’une faible partie des opérations de désamiantage, mais l’étude de l’INRS confirme que ces chantiers génèrent un fort empoussièrement, qu’il est apparemment difficile de maîtriser.

Des niveaux d’empoussièrement importants

Ainsi, la conclusion du document de l’INRS indique:

« Les empoussièrements extérieurs mesurés sont élevés et supérieurs à la limite [réglementaire, ndlr] de 25 000 fibres par litre d’air dans 50 % des cas, malgré le processus d’arrosage du matériau en continu pendant toute la phase de retrait.

Les prélèvements à l’intérieur des masques respiratoires indiquent également des valeurs élevées, pour certaines supérieures à 100 fibres par litre. Une recherche des causes a été entreprise sans qu’une explication simple en ressorte (pas de défaut des règles de sécurité, de protection collective). La spécificité du matériau à retirer est certainement en cause. »

Abaissement de la valeur limite d’exposition

Ce rapport intervient dans un contexte réglementaire en pleine évolution. Le 1er juillet, la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) à l’amiante va en effet être abaissée d’un facteur dix, passant de 100 fibres par litre à 10 fibres par litre.

Les entreprises avaient trois ans pour se préparer à ce renforcement de la prévention, puisque le décret le décidant date du 4 mai 2012. Le rapport d’étude de l’INRS montre que sur les chantiers de retrait de progypsol, on est loin du compte.

En outre, le gouvernement s’apprête à publier un décret concernant les niveaux d’empoussièrement attendus sur les chantiers de retrait d’amiante. Ces niveaux déterminent les protections individuelles et/ou collectives les plus adaptées qui devront être mises en œuvre pour protéger les opérateurs. Actuellement, ils sont définis dans l’article R. 4412-98 du Code du travail par rapport à la VLEP de 100 fibres par litre.

On s’attendait donc à ce que, la VLEP baissant d’un facteur dix, les niveaux d’empoussièrement baissent dans la même proportion. Or le projet de décret prévoit qu’ils ne changeront pas, de même que, par voie de conséquence, les exigences en termes d’équipements de protection.

L’article en entier est à lire sur le site de Santé&Travail

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Publié dans : Actualité

le 29/06/2015, par Rozenn Le Saint

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