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Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

De plus en plus de Français payés au Smic 1 commentaire

lefigarofrSelon le ministère de l’Emploi, 66% des salariés qui travaillent dans le secteur de la restauration rapide sont rémunérés au smic.

Les Français sont de plus en plus nombreux à être rémunérés au minimum salarial. Tous secteurs confondus, 3,37 millions de salariés ont touché le smic en 2008, d’après une étude récente de la Direction statistique des ministères de l’Economie et du Travail (Dares). Après deux années de baisse, la proportion de salariés payés au minimum légal est remonté à 14,1% dans le privé, contre 12,9% un an auparavant. Aujourd’hui, hors entreprises agricoles, intérim, secteur domestique et fonction publique, 2,19 millions de personnes sont ainsi payées au smic. Les employés à temps partiels sont les plus touchés, représentant 43% (940.000 salariés) des personnes concernées, pour la période juillet 2007 juillet 2008.

L’étude relève également que ces salariés «smicards» travaillent majoritairement au sein de petites entreprises de moins de dix employés, où la part de ceux payés au smic atteint 30,1% (dont 45,9% sont à temps partiel). Ce taux chute à 7% dans celles de plus 500 employés. La Dares explique que les PME sont particulièrement représentées dans les secteurs du commerce et des services aux particuliers, qui emploient relativement plus d’employés que les grandes sociétés. Les employés étant justement la catégorie socioprofessionnelle la plus fréquemment rémunérée sur la base du smic.

Un salarié à temps partiel sur trois est rémunéré au smic

Hors intérim et secteur agricole, trois branches concentrent à elles seules un quart des employés au smic en France. Il s’agit de la restauration, des entreprises de propreté et le commerce de détail. Les hôtels, cafés et restaurants sont particulièrement mauvais élèves, avec près de la moitié des 517.000 salariés (46,1%) payés au minimum légal. Mais la palme revient au secteur de la restauration rapide et aux entreprises de propreté, où deux employés sur trois sont rémunérés au smic horaire. L’économiste Eric Heyer (de l’Observatoire français des conjonctures économiques) explique cet afflux de nouveaux «smicards» – ils n’étaient que 8% il y a quinze ans – par le développement des allègements de cotisations patronales visant les bas salaires, pour encouragerles embauches.

Lire la suite sur le site du Figaro.

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Publié dans : Au magasin | Au resto, à l'hôtel | Intérim | Salaires

le 21/06/2009, par Elsa Fayner

1 commentaire

  • CFDT HTR dit :

    Les remises de cotisations sociales dites « Fillon » représentent l’équivalent du trou de la sécu cumulé accordé chaque année aux employeurs. Un véritable appel à payer le SMIC car le maximum de remises est accordé à ce niveau (26% du salaire mensuel brut pour un SMIC dans une entreprise de plus de 20 salariés et 28% dans une entreprise de 0 à 19). Il suffit de regarder les stats pour vérifier l’info.
    D’ailleurs, la Banque Mondiale félicite la France de cette « meilleure partage des richesses ».
    Le gouvernement pousse le bouchon jusqu’à accorder le 13ème mois exonéré de cotises sous forme de prime d’intéressement supplémentaire.
    De nombreux entreprises de la restauration dont surtout les mastodontes, ne survivraient pas sans les remises de cotisations sociales et autres aides à l’emploi. Il y a des « leaders du marché » qui perçoivent des remises de cotisations sociales supérieures à leur résultat net. Cela veut bien dire que ces entreprises ne sont pas viables et sous perfusion de l’état français.
    Au moins une multinationale a modifié la périodicité de versement des primes annuelles versées aux salariés (autrefois payé en 2 fois, le 13ème mois est désormais versé en une seule fois) afin d’optimiser les remises et gagner un avantage concurrentielle.
    Sans ces remises, nos régimes de retraite seraient en excédent !
    Dans le secteur de la restauration, les employeurs bénéficient non seulement de ces remises mais aussi d’exonérations forfaitaires sur les avantages en nature. La baisse du taux de la TVA a remplacé les aides à l’emploi (dite « prime Sarkozy » devenue bien embarrassante) qui annulaient le delta entre les 26% couvrant les cotises obligatoires et le réel couvrant les cotises « facultatives » (notamment chômage et retraite complémentaire).

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