Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Contrat de génération: quel tutorat marche? 4 commentaires

Hollande veut créer 500 000 contrats de génération : un jeune est recruté, un ancien est gardé et devient son tuteur. Reportage chez Supratec, qui teste déjà le tutorat.

Maxime Prieto voulait être footballeur. Il a même atteint un bon niveau. Il a aussi voulu travailler dans l’horlogerie. Mais sa première expérience s’est révélée « peu emballante ». Après un master en génie industriel et innovation, il se retrouve à 22 ans chez Supratec (fabricant de composants et d’équipements pour l’industrie). Avec tout à apprendre des techniques de vente et du fonctionnement des produits proposés.

Patrick Maeder, lui, travaille depuis qu’il a 18 ans. A 60 ans, il a pris sa retraite à taux plein pour être réembauché un mois plus tard par son employeur. C’était prévu et c’est ce que permet le dispositif du cumul emploi-retraite. Il est revenu pour continuer à exercer son métier de directeur technique et de directeur commercial grands comptes, mais également pour consacrer une partie de son temps au tutorat de Maxime

« Je serais revenu même sans le tutorat parce que je l’ai toujours pratiqué sans le nommer. Je faisais du tutorat sans le savoir. Ça fait partie de ma dynamique de travail de mettre des jeunes en route.

Une transmission « subliminale

Patrick et Maxime ont du mal à estimer le temps passé en tutorat. C’est un jour et demi par semaine, officiellement. Pour se plonger, ensemble, dans des dossiers, démarcher des clients, leur rendre visite, les recevoir.

Mais l’essentiel se transmet de manière plus diffuse, plus « subliminale », constate Patrick. Comme aujourd’hui : Maxime reçoit un client pour tenter de lui vendre une machine.

Pour la démonstration, le jeune homme empoigne avec assurance le bras du robot. Mais il y va un peu trop fort et la plaque métallique qu’il travaille perd toute son épaisseur.
Patrick, qui observe, intervient l’air de rien pour proposer au client de tester la machine lui-même.

Hors champ, il décrypte pour nous :

« Maxime risquait d’aller à la bêtise en voulant trop bien faire. Il ne faut pas montrer au client ce qu’il n’a pas envie de voir, mais lui faire comprendre que c’est lui qui va faire la belle pièce. »

Le client est sur le point d’être convaincu. Jusqu’au moment où il a l’idée de tester la machine sur un objet abîmé. Patrick se glisse entre Maxime et le client pour reprendre la main : d’après lui, si la machine ne fonctionne pas, c’est que l’objet est trop détérioré pour elle.

A nouveau, il nous explique :

« Ce n’est pas un défaut de notre machine, mais de l’objet. Il faut le dire au client, pour qu’il ne parte pas avec un doute en tête. Ça peut faire louper une vente, ça. »

Lire la suite de l’article d’Elsa Fayner sur Rue89 Eco.

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Publié dans : À la une | Actualité | Insertion professionnelle

le 4/10/2012, par Elsa Fayner

4 commentaires

  • Huzz dit :

    Un concept prometteur : je pense que le tutorat apportera différents bénéfices, que ce soit pour l’employeur, ou pour les jeunes récemment recrutés, car il faut le dire, les jeunes manquent en général d’expérience au début, et ce sont les sociétés qui en payent le prix.

  • Laval emploi dit :

    Je pense que c’est un sujet qui nécessite bien de le débattre sur une surface plus large.

  • Emploi ti dit :

    Le sujet est hyper intéressant ! Il faut bien éclairer sur d’autres angles pour bien ouvrir le débat sur des points bien plus profonds.
    Bon courage.

  • Je vous remercie de ce partage.

    Bonne continuation.

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