Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

« Comment je suis passée au vert » (1) O commentaire

mainkiecritC’est la semaine du développement durable, du 1er au 7 avril. L’Organisation internationale du travail annonce des millions d’emplois verts d’ici 2020. Mais à quoi ressemble un « emploi vert »? Faut-il se convertir aux chaussettes en laine vierge pour réussir ?

Sophie (1), a connu le monde de l’entreprise fashion, avant de découvrir celui des pandas et des bivouacs. Choc des cultures. Elle raconte, en 5 épisodes, durant cette semaine du développement durable.

Il y a cinq mois, j’ai troqué les sous-sols, au propre comme au figuré, du web pour les OGM, la biodiversité, l’agriculture raisonnée et les sites classés. J’ai troqué ma casquette de journaliste pour devenir une « communicante ». J’ai échangé le cachemire pour des pulls jacquards, les conversations sur le couple et ses circonvolutions pour des discussions constructives sur le recyclage des couches lavables. Moins sexy, c’est sûr.

Tout n’est pas arrivé comme un cheveu sur la soupe (fraîche et bio bien sûr). J’étais bien décidée à quitter macave.com et on m’avait fait comprendre, avec la douceur qui caractérise les vieux paternalistes, que la porte était grande ouverte. Au hasard de l’APEC, et avec une dose de témérité, je suis allée travailler dans une association, chez les militants d’un autre monde possible. Premières impressions après une petite reconversion.

Épisode 1 : la hiérarchie

Avant

La rédactrice en chef de macave.com se la joue cool et dissocie peu affect et travail, nous donnant du « ma chérie » et du « ma puce » en permanence. Sauf quand elle boude. Dans ce cas, elle balance des piques dignes de Tatie Danielle pendant des jours, remettant en cause nos compétences.
Le problème, aussi, c’est qu’elle est débordée. Qu’elle ne prend pas le temps de corriger les quelques articles que nous écrivons. Et, quand elle le fait, j’ai l’impression que c’est contre-productif. Elle nous ajoute des gloups et des wizz toutes les deux lignes. Elle sabote le papier. En résumé, ma chef ne m’impressionne pas. Et c’est peu dire.
Et puis il y a le Big Boss de macave.com. D’un air débonnaire, il pratique un management à la papa : la contestation est mal vue.

Après

En pratique, c’est un militant qui m’encadre bénévolement. Cet homme doit dormir trois heures par nuit, puisqu’à côté il occupe un poste important. Il sait à la minute près où nous en sommes. En fait, il me fait penser au Charlie des Drôles de Dames. Je ne le vois que très rarement, mais je l’ai dix fois par jour par mail / texto / téléphone. Même si en ce moment, il lâche du lest, il faut l’avouer.
Il connaît son sujet sur le bout des doigts. Charlie, qu’on appelle aussi Dieu, « Notre Seigneur et maître », est très compétent, mais parfois impulsif. Charlie ne passera pas par quatre chemins pour me dire que j’ai échoué. Mieux vaut mettre alors ma susceptibilité au placard. Inversement, quand je réussis, Charlie chantera mes louanges. A l’école, on aurait dit « sévère mais juste ». Mais Charlie est sympa, c’est un vrai plus. Et Charlie ne me raconte pas toute sa vie, je préfère ça.

(1) Le prénom a été modifié, à la demande de l’intéressée.

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Publié dans : Au bureau | Témoignages

le 1/04/2009, par Elsa Fayner

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