Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Bénévole au travail pour la bonne cause 1 commentaire

Construire une aile d’un hôpital, former à la comptabilité un responsable d’association, enseigner à des jeunes comment rédiger un CV… Autant de formes que peut prendre le mécénat de compétences.

Le but ? Permettre aux salariés de transmettre leurs savoir-faire à des associations sur leur temps de travail… Pour valoriser l’entreprise et ses compétences, bien sûr.

Réduction d’impôt

Autre avantage, l’entreprise mécène bénéficie d’une réduction d’impôt égale à 26,67% du coût salarial, et plafonnée à hauteur de 0,5% du chiffre d’affaires.

Pourtant, avant de parvenir à mobiliser des volontaires, encore faut-il convaincre les N+1 de se priver momentanément d’un membre de leur équipe pour que celui-ci consacre du temps à transmettre ses compétences à des associations au lieu de faire avancer sa mission.

« Pas du temps de perdu »

« Nous avons eu du mal à faire comprendre aux managers que ce n’était pas du temps de perdu », admet Benoît Forest, responsable du développement RH de Bouygues construction.

Avec Axa et les filiales américaines de IBM ou Ernst &Young, Accenture a été précurseur en France sur le sujet en mettant en place le mécénat de compétences il y a une dizaine d’années déjà.

« Notre activité de conseil consiste à transmettre nos compétences à nos clients, cela s’est fait naturellement aussi avec les associations », témoigne Ericka Cogne, déléguée générale de la fondation Accenture.

Mobilisr les savoire-faire spécifiques de l’entreprise

Rien qu’en 2013, près de 500 salariés sur un effectif de 5 500 se sont engagés, totalisant 6 000 journées de travail offertes aux associations. Et surtout, la totalité du mécénat de compétences organisé par Accenture se fait en mobilisant les savoir-faire spécifiques de l’entreprise, notamment le conseil aux associations qui visent à aider les personnes à trouver un emploi.

C’est essentiel pour Yoann Kassi-Vivier, cofondateur de Pro Bono Lab, l’association de promotion du mécénat de compétences, souligne:

« Si un comptable passe deux heures à repeindre le mur d’une association, la valeur de son travail est égale à un smic horaire. S’il utilise ce temps pour organiser les comptes de cette même structure, la valeur de son travail équivaut plutôt à 150 euros, le don est plus important. »

Pas du team building

Or « les entreprises perçoivent le mécénat de compétences avant tout comme du team building, estime Anne Bory, sociologue de l’économie sociale et des associations et maître de conférence à l’université de Lille 1. Cela coûte moins cher que de les envoyer à l’autre bout de la France pratiquer une activité quelconque et cela permet de mélanger les niveaux hiérarchiques. »

La Société générale, elle, s’est associée à Crésus , association de lutte contre le surendettement, afin de dispenser des cours d’éducation financière dans des centres de formation pour apprentis.

Du mécénat en nature

Parmi les 150 métiers exercés à la SNCF, il y a aussi de quoi faire. Ainsi, un mécanicien contribué à la maintenance de fauteuils roulants pour une association de personnes handicapées.

Une équipe d’ingénieurs s’est occupée du diagnostic énergétique du bâtiment d’une association. Et des informaticiens lui ont créé un site internet. C’est ce qu’on appelle du mécénat… En nature.

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Publié dans : Actualité

le 4/11/2014, par Rozenn Le Saint

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