Il n’aura pas fallu attendre longtemps après l’élection. Dès le lendemain du second tour, une étude commandée par Eric Besson sur l’avenir de la filière automobile a précisé le sort de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois : une fermeture du site qui emploie 3 300 personnes est envisagée?
Rue89 se demandait mi-avril si les plans sociaux de certaines entreprises n’étaient pas repoussés pour cause de présidentielle. Tandis que Nicolas Sarkozy se transformait en sauveur d’usines : Lejaby, Photowatt, la Sernam, La Fonderie du Poitou. A l’échelle nationale, le nombre plans sociaux diminuait, selon les données [PDF] du service statistique du ministère du Travail (Dares). Pour combien de temps ?
Dans le cas d’Aulnay-sous-Bois, la réponse n’a pas tardé. Lundi 7 mai, le député UMP Gérard Gaudron a rendu l’étude que le ministre de l’Industrie, Eric Besson, lui avait demandée en novembre sur l’avenir de la filière automobile, intitulée « Pour une production automobile ambitieuse et pérenne en France », comme le rapporte le site de L’Usine nouvelle.
Elu dans la circonscription d’Aulnay, en Seine-Saint-Denis, le rapporteur prévoit la fermeture pure et simple du site :
« Pour ce qui concerne le site de PSA à Aulnay, l’engagement pris par le groupe PSA est de construire la C3 jusqu’en 2014. En revanche, aucun nouveau modèle n’est programmée sur le site d’Aulnay après cette date. »
Une décision que Gérard Gaudron justifie en citant l’association des constructeurs européens d’automobiles, selon laquelle il existe une surcapacité d’une dizaine de sites d’assemblage en Europe.
Il préconise en réponse :
« D’envisager une reconversion permettant la préservation de l’emploi des salariés actuels
Lire la suite de l’article d’Elsa Fayner sur Rue89 Eco. Commentaires bienvenus.
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