Quand ?Le mardi 7 février 2012, de 9h à 17h30
Maison de l’Europe, 35-37, rue des Francs-Bourgeois, 75004 Paris – M° Saint-Paul (ligne 1) ou Rambuteau (ligne 11)
Il fut un temps où le travail était au centre de la réflexion politique. Ce n’est plus le cas. Il n’a d’ailleurs plus bonne presse. Masqué à partir des années 1970 par la question de l’emploi, il est réapparu sur la scène politique au tournant des années 2000, avec l’idée de la fin de la valeur travail (à gauche), puis en 2007, avec l’affirmation du slogan « travailler plus pour gagner plus » (à droite). Entre-temps, le réel s’est manifesté : explosion des troubles musculo-squelettiques et des « risques psychosociaux », chômage au plus haut niveau, explosion des travailleurs pauvres, précarité grandissante du travail et du hors-travail… Mais cette réalité, accentuée par la crise financière, conforte l’idée que le travail est un problème. Et qu’il n’a plus de portée émancipatrice.
Pourtant, le travail reste un vecteur essentiel pour changer la société et ouvrir des perspectives de transformations écologiques et sociales. À condition de repartir du travail vivant, de son sens et de son organisation, et de son contenu. Dans un premier temps, nous nous efforcerons de dresser un état des lieux de la situation actuelle du monde du travail, de ses rapports à la santé et des formes de socialisation qu’il produit. Dans un second temps, les intervenants débattront de ce que peut être une action politique pour transformer le travail dans une perspective écologiste et d’approfondissement démocratique.
Programme :
8h30 : Accueil des participants
9h : Intervention de Karima Delli, députée européenne, membre de la commission de l’emploi et des affaires sociales et co-organisatrice du colloque
9h30 : « Le travail en question : un état des lieux »
Avec Serge Volkoff, statisticien, ergonome, directeur du Centre de recherches et d’études sur l’âge et les populations au travail (Créapt), Dominique Lhuilier, professeur de psychologie du travail au Cnam et au Centre de recherche sur le travail et le développement, Marilyn Baldeck, juriste, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail. Jean-Pierre Durand, Professeur de sociologie du travail (Université d’Evry Val d’Essonne).
12h : Témoignage de Philippe Billard, porte-parole de l’association Sous-Traitance/Santé dans le nucléaire et la chimie.
12h30 : Pause-déjeuner.
14h : « Changer le travail ? Par où commencer ? »
Avec Thomas Coutrot, économiste, coprésident d’Attac, Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail, université Lyon-I, Laurent Vogel, directeur du département Conditions de travail, santé et sécurité de l’Institut syndical européen (Etui). Anne Salmon, professeur de sociologie, université Paul-Verlaine de Metz.
17h : synthèse générale de la journée, par François Desriaux, rédacteur en chef de la revue Santé & travail.
Entrée gratuite, inscription obligatoire à l’adresse suivante :
colloque-travail (at) alter-medias.net
Un point de départ pourrait être de ne pas rabattre la totalité du « travail » sur le seul « travail salarié », aboutissement logique de la « production marchande » : si je suis persuadé des vertus émancipatrices du travail, j’ai largement plus de doutes concernant celles du travail salarié.