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Chroniques de l’humain en entreprise Le blog d'Elsa Fayner

La rupture conventionnelle 1 commentaire

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Publié dans : Contrats de travail

le 13/03/2011, par Elsa Fayner

1 commentaire

  • Anonyme dit :

    Après m’être renseignée, et dans l’idée de faire un « break », j’ai demandé à mon entreprise de pouvoir négocier un départ dans le cadre d’une rupture conventionnelle. La plupart des départs depuis fin 2009 dans cette entreprise ont été négocié dans le même cadre et j’espérais profiter d’un climat que je pensais favorable.

    La rupture a été acceptée, expédiée en 5 minutes, au cours d’un entretien à charge au cours duquel j’ai été traitée de « profiteuse du système qui n’avait qu’à démissionner ». On ne m’a demandé ni pourquoi je partais (le poste était une coquille vide et je m’ennuyais à mourir), ni quels étaient mes projets.
    Je n’ai pas eu le choix dans le délais, 1 mois minimum en comptant les allers retours avec l’administration (« tu peux partir mais tu pars tout de suite » ) , ce qui ne me dérangeait pas par ailleurs.

    Ce que je mets en lumière ici ce n’est pas la réaction passionnée de ma hiérarchie (« tu es une ingrate »), mais la peur de l’entreprise de voir les demandes de ce type se multiplier, et donc leurs tentatives pitoyables d’en dissuader les gens.

    Pour ma part, j’étais dans mon droit tout le long, j’avais le droit de le demander (vacuité du poste, non remplacé), et ils avaient le droit de refuser ou de l’accepter avec dignité.

    Je suis étonnée de ne pas avoir entendu davantage parler la rupture conventionnelle qui a soulagé nombre de personnes ici, des jeunes, démotivées pour la plupart mais incapable de quitter leur poste (paresse, besoin de sécurité, faibles perspectives). Aucune n’a basculé ailleurs sur un poste équivalent, laissant libre cours à leurs envies de voyage, d’expatriation, de reconversion, de création d’entreprise.

    Pour toutes ces raisons, cette entente me parait idéale en introduisant plus de souplesse sur le marché du travail. Son coût pour l’entreprise ne me parait pas démesurée, mais celle-ci n’est pas dans la gestion des compétences mais des effectifs, multipliant les placards sans complexe pour peu qu’on ne fasse pas de vagues.

    Ce serait intéressant d’obtenir de la direction du travail des chiffres sur le nombre de personnes ayant bénéficié de cette mesure à ce jour, les conditions (quotas ?) la position des entreprises et des pouvoirs publics.

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