Le lien éventuel entre une exposition professionnelle à des agents chimiques perturbateurs endocriniens – des substances d’origine naturelle ou artificielle pouvant interférer avec le fonctionnement des glandes endocrines – et le risque de cancer du sein chez l’homme a récemment été examiné dans le cadre d’une étude multicentrique conduite dans huit pays européens et consacrée aux cancers rares (cancer du sein masculin, mais aussi de la vésicule biliaire, de l’intestin grêle, des os, mélanome de l’oeil, etc.)
Finalement, les auteurs de l’étude concluent que le risque de cancer du sein est augmenté dans certaines activités professionnelles.
C’est le cas chez les mécaniciens automobile, en particulier ceux ayant exercé cette activité pendant plus de 10 ans. Il serait dû aux solvants, aux dérivés de la pétrochimie, aux produits de combustion automobile.
Chez les peintres, le risque plus élevé serait aussi lié aux solvants, ainsi qu’aux additifs des peintures.
Chez les personnes travaillant dans la préparation du bois, la fabrication du papier et dans le secteur forestier, ce sont les composés organiques volatils qui sont en cause.
En revanche, aucun lien n’a été trouvé entre le cancer du sein masculin et un emploi dans la métallurgie, la soudure, ou les métiers de l’électricité. Ni avec une exposition professionnelle aux PCB et dioxines.
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