Objectifs démesurés, pression commerciale, management au bâton plutôt qu’à la carotte… Dans les agences bancaires, les chargés de clientèle craquent, et les clients trinquent.
En dix ans dans la banque, Jean, conseiller dans une agence rurale du Crédit agricole, a eu son lot de « challenges » et d’ »opérations coup de poing ». Mais le 5 janvier, en découvrant les dernières instructions de sa direction, il a failli tomber de sa chaise : avec ses trois collègues, ils avaient dix jours pour placer 650 000 euros de produits boursiers. « Cela a été du grand n’importe quoi. On a poussé des clients à vendre à perte ou à casser des placements sûrs pour leur fourguer nos produits. Je suis même allé démarcher un client dans un service de gériatrie ! » raconte-t-il. La goutte d’eau dans un vase déjà trop plein d’objectifs inatteignables, de reportings quotidiens, de réunions « où on nous répète qu’on est des nuls ». Sans parler des quolibets des clients, prompts à mettre dans le même sac les traders aux bonus à six chiffres et les conseillers de clientèle de leur agence. Avant de craquer, il a décidé de négocier son départ…
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Merci pour votre information.
Encore un sujet où l’on voit bien qu’il y aurait une convergence d’intérêt à rechercher entre les salariés et les clients, et pour qui veut bien voir au delà de son nez, c’est bien d’un intérêt général dont il s’agit.
Je signale la vidéo sur ce même site d’un DRH du Crédit Agricole répondant à des questions sur les risques psychosociaux :
http://www.lexpansion.com/carriere/coaching/risques-psychosociaux-la-strategie-du-credit-agricole_232130.html
Olivier HOEFFEL