Devenu managérial et collectif plutôt que moral et individuel, le harcèlement sévit plus encore dans la crise. Accusée numéro un : l’organisation du travail.
Le téléphone de Violette Gomez, déléguée syndicale CGT de BNP Paribas pour les agences parisiennes, n’a pas le temps de refroidir. « Nous recevons sans arrêt des appels de collègues qui n’en peuvent plus. Certains prononcent le mot de harcèlement moral, d’autres non. Mais tous se plaignent de conditions de travail devenues insupportables, d’un mode de gestion inacceptable où il faut sans cesse rendre des comptes. Ils se sentent brutalement remis en cause. »
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