L’opérateur France Télécom a annoncé lundi le remplacement de Louis-Pierre Wenes, directeur général adjoint et responsable France, par Stéphane Richard.
« Depuis sept ans, je me suis investi sans relâche pour contribuer au redressement de l’entreprise avec un souci constant du travail de ses collaborateurs. Nos actions visaient des résultats que nous avons obtenus et qui ont permis à l’entreprise de renforcer en France sa position de leader dans tous les domaines. Toute ma carrière, j’ai voulu être sur le terrain, proche des hommes et des femmes de l’entreprise, persuadé que la vraie valeur y réside. », écrit Louis-Pierre Wenes dans un courriel envoyé aux salariés ce matin.
« Malgré l’âpreté du combat économique et technologique, particulièrement dans notre secteur d’activité, rien ne justifie que des hommes et des femmes mettent fin à leurs jours. Hier comme aujourd’hui, je ne peux l’accepter. »
C’est pourtant un coup dur pour Louis-Pierre Wenes qui déclarait fin septembre au Nouvel Observateur: « Le climat social n’est pas si épouvantable que cela. Au cours de la période 2006-2008, 14 000 personnes ont changé de métier et près de 22 000 personnes sont parties sans que l’on ait de grèves massives dures… ». Pour lui, le problème est simple : « Une petite partie des employés n’arrivent pas à changer de culture : passer du 22 à Asnières à la Livebox internet. » Et cette affaire des suicides aurait été montée en épingle par les médias, instrumentalisés par les syndicats avant les élections au conseil d’administration le 15 novembre prochain. Dans son groupe, en effet, on ne se suiciderait pas plus qu’avant, et pas plus qu’ailleurs. Redoutait-il de perdre son poste après la vague de suicides, lors de l’interview du 24 septembre ? « Je considérerais alors que je suis victime d’une monstrueuse manipulation« , répondait-il alors.
Louis-Pierre Wenes sera remplacé par Stéphane Richard, désigné il y a quelques mois pour succéder au PDG Didier Lombard à la tête du groupe en 2011.
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