Il est 2h40 du matin dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, à Paris. On est samedi soir, une foule attend près des bornes de taxi. Sur le trottoir, de petits groupes hèlent sans succès des taxis déjà occupés. Chaque week-end dans la capitale, trouver un taxi libre à cette heure est une gageure.
Un taxi s’arrête. « Vous avez de la chance de me trouver », me dit le conducteur, la cinquantaine, une moustache grise et un accent méditerranéen.
Ce jour-là, il a commencé à 18 heures et finira à 5 ou 6 heures du matin. « C’est comme ça presque tous les jours » explique-t-il. Mais je prends de temps en temps un jour pour me reposer. » D’où ma surprise : onze heures par jour, sans jour de congé obligatoire ? Est-ce vraiment légal ?
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