Au terme de 8 heures de réquisitoire, mercredi 24 juin, le ministère public a pointé les dysfonctionnements qui ont conduit à l’explosion du hangar 221. Il a requis une peine de prison avec sursis contre Serge Biechlin, l’ex-directeur d’AZF, et une amende contre Grande Paroisse, propriétaire de l’usine. Lire un rappel des faits.
Voici quelques uns des propos issus de la réquisition de la vice-procureur Claudie Viaud:
Le bâtiment 221 et le bâtiment 335 étaient utilisés par des entreprises extérieures. Grande Paroisse était dans une démarche d’externalisation. La multiplication des entreprises génère des difficultés. Ce sont les raisons financières qui l’emporte. Détail d’une réunion du 25 juillet 2001 : “A force de chercher à faire des économies avec TMG, vous avez provoqué une baisse des rémunération”. De nouveaux salariés arrivent qui ne connaissent pas les chantiers et commettent des erreurs. Quel contrôle fait-on de la formation des sous-traitants? Personne ne s’assurait que les prescriptions étaient respectées. On faisait confiance. A qui? A M. Fuentès qui dirigeait TMG? A M. Tinelli? Au 221, qui contrôle que les produits sont purs? Le 21 septembre, M. Paillas demandera à M.Fauré si ce sont des nitrates qui se trouvent dans la benne blanche. M. Fauré était un homme seul, au point que l’on avait envisagé de le doter d’un système dit de “l’homme mort” dans le cas où il aurait eu un malaise. (…)
M. Biechlin est investi de la responsabilité de sa société, il dispose de moyens financiers en matière de sécurité. Je ne soutiendrai pas qu’il est l’auteur du dommage du 21 septembre. Mais sur le plan du code pénal, il n’a pris aucune disposition pour que l’arrêté préfectoral soit respecté, il n’a pas veillé à la pertinence d’une bonne gestion des déchets, ni au contrôle de la formation; c’est la faute caractérisée.
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