Les « risques psychosociaux » font partie des priorités de l’Assurance maladie. Ils ont été abordés à Lyon au salon Préventica, consacré à la santé et à la sécurité au travail
Le profond malaise dont témoignent publiquement aujourd’hui les salariés de France Telecom (voir Le Progrès du 13 juin), montre que la souffrance au travail est un phénomène, sinon en augmentation, du moins qui ne reste plus caché. « C’est un sujet que l’on n’entendait pas il y a quelques années dans les discussions avec les organismes paritaires. Aujourd’hui, les partenaires sociaux sont d’accord pour travailler dessus », explique Jérôme Chardeyron, directeur des risques professionnels à la Cram (Caisse régionale d’assurance maladie) de Rhône-Alpes, qui intervenait mardi à la conférence inaugurale du Salon Préventica.
« Aujourd’hui, nos agents sont de plus en plus sollicités dans les entreprises sur ces sujets alors qu’avant, la Cram s’occupait de conseil et de contrôles sur les risques traditionnels : les chutes, les accidents, les troubles musculo-squelettiques (TMS). De nombreux collègues ont dû se former et nous venons de recruter un psychologue du travail », poursuit Jérôme Chardeyron. Ce que l’on appelle « les risques psychosociaux » font désormais partie des priorités d’actions de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés avec le risque routier, les cancers et les TMS.
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