Le directeur général de l’Insee, Jean-Philippe Cotis, a remis, le 13 mai, son rapport sur le partage de la valeur ajoutée, le partage des profits et les écarts de rémunérations au chef de l’État.
La valeur ajoutée (valeur de la production diminuée de la consommation intermédiaire) sert à rémunérer les salariés (les rémunérations) et les apporteurs de capital (profits). Dans son rapport, Jean-Philippe Cotis fait tout d’abord le constat « d’un partage de la valeur ajoutée assez stable au cours des 20 dernières années, avec un tiers destiné aux profits et deux tiers à la masse salariale » dans les entreprises non financières.
Néanmoins, ce partage de la valeur ajoutée varie fortement d’une entreprise à l’autre. Un quart des entreprises consacrent aux salaires plus de 89 % de leur VA. À l’autre extrême, un autre quart d’entre elles y consacrent moins de 44 %.
Nicolas Sarkozy a donné jusqu’au 15 juillet aux partenaires sociaux pour lui faire des propositions.
Un autre rapport pourra alimenter la discussion des partenaires sociaux et la réflexion du gouvernement. Gilbert Cette, professeur d’économie associé à l’université de la Méditerranée, travaille en effet à la rédaction d’un rapport sur le même sujet pour le Conseil d’analyse économique, qui devrait être rendu public fin mai.
Lire « La part salariale n’a jamais été aussi basse ! », de Michel Husson, dans L’Économie politique n°42. Et la Réponse à Michel Husson, par Denis Clerc.
Lire « Travail précaire, capital protégé ». Entretien avec Philippe Askenazy, sur le site de La vie des Idées.
Lire l’article du Point, « Les partenaires sociaux se penchent sur le partage des profits »
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