J’ai repris la vie d’auteur le 1er août dernier en démissionnant du ministère qui m’employait comme chargé de communication, mais me rendait fou au point d’en faire des problèmes de santé. J’ai pissé nombre de projets, écrit des kilomètres, un dictionnaire, un gros livre jeunesse, des concepts, des cahiers des charges, fait des ateliers d’écriture, écrit une pièce de théâtre qui dit-on est formidable… Ca a démarré plutôt bien, et plaf : tout c’est décalé, annulé, repoussé, figé, vu refusé, suspendu, gelé, en attente, à l’étude…
J’ai repris mon activité en plein pour l’explosion de la crise financière et dans la réforme sarkozienne de l’audiovisuel.
Gros malin, va…
Mes six dernières années de ministère m’ayant fait perdre bien des contacts, je rame en sus pour me réintroduire dans les réseaux -où de toute façon les règles ont carrément changé. Et puis le monde de l’édition a changé (en pire) et celui de l’audiovisuel (en plus pire).
En huit mois, j’ai donc gagné 650 euros (à peine 5 000 en 10 mois) et je n’ai pas de perspectives de rentrées d’argent, hormis quelques centaines d’euros, ici et là avant plusieurs mois. Il faut que je tienne en attendant que ça se débloque -ou que je me résigne : je n’y arriverai jamais comme jadis j’ai pu le faire (avant je pouvais par exemple faire de gros mois en écrivant des bêtises dans les journaux et magazines -aujourd’hui c’est sur les blogs et gratuit. Les partisans -souvent salariés- de la gratuité me font marrer).
J’arrête donc les dégâts.
Lire la suite sur Au boulot feignasse, le blog de Francis Mizio, écrivain.
Comment puis-je vous demander pour plus de détails? Great post besoin d’en savoir plus …