Nicolas Sarkozy a pris le risque de mécontenter le patronat en insistant sur une meilleure répartition des profits en faveur des salariés pour amadouer les syndicats, mais il y a loin de la coupe aux lèvres.
Partisan d’un partage de la valeur ajoutée et des profits en trois tiers – salariés, investissement, actionnaires -, le chef de l’Etat menace de forcer la main aux entreprises si les partenaires sociaux ne parviennent pas à un accord.
« Le statu quo n’est pas tenable », a-t-il prévenu dans l’allocution télévisée qui a suivi la conférence sociale mercredi. « Si des progrès ne sont pas réalisés rapidement, l’Etat prendra ses responsabilités. »
En visant les entreprises, Nicolas Sarkozy conforte à la fois les syndicats et l’opinion, qui ont épinglé les « superprofits » des grandes entreprises lors des manifestations pour le pouvoir d’achat, comme celle qui a réuni jusqu’à 2,5 millions de personnes le 28 janvier dernier, explique Jérôme Fourquet, directeur d’études de l’Ifop.
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